Infections à papillomavirus humain (HPV)

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L’infection à HPV est une des trois infections sexuellement transmissibles (IST) les plus fréquentes dans la population générale : une grande majorité des personnes ayant des relations sexuelles seront infectées par ces virus. Du fait de la transmission aussi bien cutanée que muqueuse, le pouvoir protecteur des préservatifs vis-à-vis des HPV est insuffisant, même s’ils contribuent à en réduire le risque. La vaccination est recommandée, en France, pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans et en rattrapage pour les jeunes filles et jeunes femmes entre 15 et 19 ans. Il existe des recommandations particulières pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les patients immunodéprimés.
Près de deux cents types de papillomavirus (HPV) sont connus chez l’homme. Leur transmission se fait à la fois par voie muqueuse et par voie cutanée. Parmi eux, quarante sont à tropisme génital préférentiel, et une vingtaine, dits « à haut risque oncogène », sont associés à des cancers affectant les épithéliums malpighiens du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, de la verge, de l’anus et de la sphère oro-pharyngée.

Les vaccins sont dirigés contre certains types de papillomavirus : ce sont des vaccins uniquement préventifs, c’est-à-dire à administrer avant l’infection par les types de HPV contenus dans ces vaccins. Les vaccins contre les HPV 16 et 18 sont destinés à la prévention primaire des lésions précancéreuses de la vulve et du vagin, des cancers du col de l’utérus et de l’anus dus aux HPV 16 et 18 dont ils peuvent, à terme, réduire l’incidence. Il est possible qu’ils participent également à la prévention des cancers de la sphère oro-pharyngée associés à une infection à HPV. Mais en l‘absence de données cliniques, ces vaccins n’ont pas à ce jour d’indication pour la prévention des lésions et des cancers oro-pharyngés.

Clinique

L’infection à HPV est une des trois infections sexuellement transmissibles (IST) les plus fréquentes dans la population générale : une grande majorité des personnes ayant des relations sexuelles seront infectées par ces virus. Tout contact sexuel, avec ou sans pénétration, est associé à un risque d’infection. Du fait de la transmission aussi bien cutanée que muqueuse, le pouvoir protecteur des préservatifs vis-à-vis des HPV est insuffisant, même s’ils contribuent à en réduire le risque.

Parmi les différents types de HPV, les types 16 et 18 sont les plus fréquents des HPV à haut risque oncogène, responsables, au niveau européen, de près de 70% des cancers du col de l’utérus, à côté des types 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 66…
Les HPV dits « à faible risque oncogène », dont les types 6 et 11, sont eux à l’origine de condylomes (dits aussi végétations vénériennes).

Quel que soit le type de HPV considéré, la primo-infection est inapparente. Après celle-ci, la durée médiane de portage du virus est d’environ quinze mois au niveau du col de l’utérus et douze mois au niveau de l’anus. Ce portage évolue dans plus de 90% des cas vers la clairance virale. Dans un faible pourcentage de cas, l’infection persiste, d’abord sans conséquence cytologique ou histologique, puis se traduisant par des lésions histologiques précancéreuses pour lesquelles existe une classification précise (HSIL/LSIL : lésions malpighiennes intraépithéliales de haut grade/bas grade).

Toutes ces lésions précancéreuses ont une probabilité importante (de 32 à 57% selon la lésion) de régresser spontanément, d’autant plus s’il s’agit de lésions de bas grade. Dans le cas contraire, un cancer peut se développer quinze à vingt-cinq ans après l’infection. Tous les cancers du col de l’utérus et 90% des cancers de l’anus résultent ainsi d’une infection par un HPV ; les HPV 16 et 18 sont en cause dans environ 73% des cancers du col de l’utérus et 78% des cancers de l’anus. Le dépistage des lésions du col utérin repose sur un test cytologique, le frottis cervico-utérin.

Place du frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus
La vaccination contre les infections à papillomavirus ne se substitue pas au dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus par le frottis cervico-utérin (FCU), y compris chez les femmes vaccinées, mais vient renforcer les mesures de prévention. À partir de 25 ans, toutes les femmes vaccinées ou non vaccinées doivent continuer à bénéficier du dépistage selon les recommandations en vigueur.

L’implication des infections à HPV, en particulier la souche HPV 16, dans l’apparition de cancer d’autres sites (la verge, la vulve, le vagin, la cavité orale, le larynx) et la sphère oro-pharyngée (oropharynx, amygdale, base de la langue) a également été établie. Les génotypes HPV inclus dans le vaccin nonavalent sont associés à 55-60% des cancers du vagin, 50% des cancers de la verge, 40% des cancers de la vulve (données mondiales). Par ailleurs, 35% des cancers oro-pharyngés sont attribuables aux infections HPV en France.

Les condylomes ou verrues ano-génitales sont dus à l’infection par des HPV à faible risque oncogène, le plus souvent les types 6 et 11. Ces deux types sont responsables de 90% des condylomes génitaux. La transmission sexuelle des condylomes ano-génitaux est bien documentée. Elle nécessite l’examen des partenaires sexuels et la recherche d’autres maladies sexuellement transmissibles associées. Le délai entre l’acquisition de l’infection HPV et l’apparition des condylomes acuminés est, en moyenne, de trois mois (trois semaines à huit mois). Les condylomes ano-génitaux sont, en règle générale, des lésions bénignes mais fréquentes, volontiers récidivantes après traitement, et retentissant sur la vie psychoaffective.

Epidémiologie/Couverture vaccinale

Plus de 80% des adultes ont au moins une infection à HPV dans leur vie. Chez les jeunes femmes, plus de 60% des primo-infections surviennent dans les cinq ans suivant les premiers rapports sexuels.

L’incidence annuelle des condylomes ano-génitaux est très élevée et en augmentation dans les pays développés depuis trente ans, en particulier chez les jeunes filles de 16 à 25 ans.

Le cancer du col de l’utérus est, en France, le 12e cancer féminin pour le nombre de cas incidents, avec 2797 nouveaux cas en 2015. C’est le 15e cancer féminin pour le nombre de décès avec 1092 décès en 2015. Depuis vingt-cinq ans, ses taux d’incidence et de mortalité n’ont cessé de diminuer avec toutefois un ralentissement de la décroissance sur les cinq dernières années.
L’âge moyen au diagnostic est de 51 ans et l’âge moyen au décès de 64 ans. Parallèlement, le risque d’être atteinte d’un cancer du col utérin avant 74 ans a considérablement diminué avec l’année de naissance. La survie nette à cinq ans des femmes atteintes de cancer du col de l’utérus tend à se dégrader, passant de 68% pour celles diagnostiquées en 1989-1993 à 63% pour celles diagnostiquées en 2005-2010. L’hypothèse évoquée pour expliquer ce phénomène est qu’avec le développement du dépistage, on diagnostique moins de cancers au stade invasif, mais que ceux restants sont de plus mauvais pronostic (cancers non dépistés, cancers de femmes n’effectuant pas de dépistage).

En 2016, les taux de couverture vaccinale des jeunes filles nées en 2001 pour une dose et pour le schéma complet de vaccination étaient respectivement de 23,6% et 21,4%. Ce taux a diminué depuis sa commercialisation (29,1% pour une dose en 2010 vs 19,1% en 2014), mais il augmente progressivement depuis 2015 (26,2% en 2017). 

Le vaccin contre Les infections à papillomavirus humains (HPV)

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

La vaccination contre les infections à Papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans. Par ailleurs, dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les jeunes filles et jeunes femmes entre 15 et 19 ans.

Deux ou trois injections sont nécessaires en fonction du vaccin utilisé et de l’âge.

Enfin, il faut rappeler que certains pays (Australie, Autriche, Canada, États-Unis, Italie, Norvège, Argentine, etc.) ont décidé de faire vacciner tous les adolescents, quel que soit leur sexe (filles et garçons).

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES

La vaccination contre les HPV est également recommandée :

  • jusqu’à l’âge de 19 ans, chez les hommes transplantés d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques (ayant reçu une greffe) et les hommes vivant avec le VIH ;
  • jusqu’à l’âge de 26 ans, chez les hommes ayant ou ayant eu des relations sexuelles avec des hommes.

SCHÉMA DE VACCINATION

Le schéma de vaccination diffère selon le vaccin utilisé.

Gardasil® :

  • vaccination débutée entre 11 et 13 ans : 2 doses espacées de six mois.
  • vaccination débutée entre 14 et 19 ans : 3 doses selon le schéma suivant : 2 doses séparées de deux mois, puis 1 dose trois mois plus tard.

Cervarix® :

  • vaccination débutée entre 11 et 14 ans : 2 doses espacées de six mois.
  • vaccination débutée entre 15 et 19 ans : 3 doses selon le schéma suivant : 2 doses séparées d’un mois, 1 dose quatre mois plus tard.

Gardasil 9® :

  • vaccination débutée entre 11 et 14 ans : 2 doses espacées de six à treize mois.
  • vaccination débutée entre 15 et 19 ans : 3 doses selon le schéma suivant : 1 dose, 1 dose deux mois plus tard, 1 dose quatre mois plus tard.

Pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) jusqu’à 26 ans révolus : 3 doses administrées selon un schéma suivant : 1 dose, 1 dose deux mois plus tard, 1 dose quatre mois plus tard.

Chez les patients immunodéprimés, la vaccination contre le HPV est recommandée chez les garçons et les filles aux mêmes âges que dans la population générale, avec un rattrapage jusqu’à l’âge de 19 ans révolus. Chez les enfants des deux sexes, candidats à une transplantation d’organe solide, la vaccination peut être initiée dès l’âge de 9 ans.

En cas de retard dans la 2e ou 3e injection, la vaccination sera simplement complétée de la ou des dose(s) manquante(s). L’interchangeabilité des vaccins (Gardasil®, Cervarix®, Gardasil 9®) n’a néanmoins pas été étudiée : il est recommandé de poursuivre le schéma vaccinal avec le vaccin débuté.

À noter : l’une des doses de la vaccination contre les infections à HPV peut être administrée au même moment que le rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite-coqueluche prévu entre 11 et 13 ans, ou avec un vaccin contre l’hépatite B dans le cadre du rattrapage vaccinal.

Les vaccins contre les papillomavirus induisent chez les adolescentes et les jeunes femmes des anticorps spécifiques de chacun des types viraux. Les données immunologiques, avec un recul d’au moins cinq ans, montrent un titre des anticorps sériques supérieur à celui observé après infection naturelle guérie.

Gardasil®

À partir des deux études pivots ayant inclus plus de 17500 femmes âgées de 16 à 26 ans, sur une durée médiane de 3,6 ans, l’efficacité de Gardasil® dans la prévention des HSIL/LSIL associés à l’infection par les HPV 16 et 18 était de 98,2% dans la population per protocol (âgée de 16 à 26 ans, ayant reçu les trois doses vaccinales dans l’année suivant l’inclusion, non infectée à l’inclusion par les types de HPV inclus dans le vaccin, avant la 1re dose et jusqu’à un mois après la 3e dose, soit au septième mois).

L’efficacité de Gardasil® était de 99% dans la prévention des condylomes et de 100% dans la prévention des lésions vulvaires et vaginales de haut grade liées aux HPV 6, 11, 16 et 18 (VIN 2/3, et VaIN 2/3).

En revanche, dans l’analyse en intention de traiter, qui inclut des sujets ayant reçu au moins une dose vaccinale quel que soit leur statut HPV initial, donc qui peuvent être déjà infectés par les génotypes contenus dans le vaccin lors de la 1re injection vaccinale, l’efficacité vaccinale est moindre (51,8%) contre les CIN2/3 ou adénocarcinomes in situ associés aux infections par les HPV 16 et 18.

L’efficacité de Gardasil® en prévention des néoplasies intra-épithéliales anales, du cancer anal et des infections persistantes anales a été évaluée chez 598 hommes âgés de 16 à 26 ans au cours d’une étude de phase 3. L’efficacité contre les AIN 2/3 liées aux HPV 6, 11, 16 et 18, dans la population HSH, était de 74,9% (IC à 95% : 8,8-95,4 ; 3/194 vs 13/208) et contre les AIN 2/3 liées aux HPV 16 et 18 de 86,6% (IC à 95% : 0,0-99,7 ; 1/194 vs 8/208 (analyse per protocol, c’est-à-dire sujets âgés de 16 à 26 ans ayant reçu les trois doses vaccinales dans l’année suivant l’inclusion, non infectés à l’inclusion par les types de HPV inclus dans le vaccin, avant la première dose et jusqu’à un mois après la 3e dose, soit au septième mois). L’analyse dans l’ensemble de la population (quel que soit le statut HPV préexistant) montrait une efficacité moindre : 54,2% pour la prévention des lésions intra-épithéliales in situ et 68,1% pour la prévention de condylomes.

Cervarix®

À partir d’une étude pivot ayant inclus plus de 18000 femmes âgées de 15 à 25 ans sur un suivi moyen de trente-neuf mois, l’efficacité de Cervarix® dans la prévention des lésions cervicales de haut grade (HSIL) associées à l’infection par les HPV 16 et 18 était de 92,9% (IC 95% : 79,9-98,3), de 95,7% (IC 95% : 82,9-99,6) pour HPV 16, de 86,7% (IC 95% : 39,7-98,7) pour HPV 18, dans la cohorte ATP (absence d’anticorps anti-HPV 16 ou 18, test ADN négatif vis-à-vis de HPV 16 ou 18, ayant une cytologie normale ou de bas grade (ASC-US ou LSIL) à l’inclusion et ayant reçu trois doses de vaccin).

Sur la base d’une analyse post-hoc d’attribution des types de HPV (exclusion des cas, dans le groupe vaccin comme dans le groupe contrôle, qui n’ont pas été considérés comme étant imputables à des infections par HPV 16 ou HPV 18 acquises au cours de l’étude), il y a eu 1 cas de HSIL ou d’AIS dans le groupe vaccin contre 53 cas dans le groupe contrôle [Efficacité 98,1% (IC à 96,1% : 88,4-100)] et aucun cas de HSIL ou d’AIS dans le groupe vaccin contre 8 cas dans le groupe contrôle [efficacité 100% (IC à 96,1% : 36,4-100)].

À noter qu’il a été observé, pour les deux vaccins, une protection croisée vis-à-vis de certains autres types de HPV oncogènes que les HPV 16 et 18.

Gardasil 9®

Le Gardasil 9® a montré une efficacité immunologique non inférieure au vaccin Gardasil® pour les génotypes 6,11, 16 et 18 en prévention des infections persistantes, des condylomes et des lésions intra-épithéliales de tout grade.

Concernant la prévention des lésions malpighiennes intraépithéliales de haut grade dues aux génotypes additionnels (HPV 31, 33, 45, 52, 58), l’efficacité du Gardasil 9® sur un total de 7000 patientes âgées de 16 à 26 ans était de 97,1% trois ans et demi après la 3e dose.

En matière d’efficacité, si ces vaccins n’ont pas encore démontré leur efficacité sur l’incidence des cancers en raison de leur mise sur le marché relativement récente, leur efficacité sur les anomalies cervicales de haut grade est établie. Une revue systématique de 2016 incluant cinquante-huit articles mesurant l’efficacité en vie réelle du vaccin quadrivalent a conclu que les réductions maximales attendues étaient de 90% pour les infections à HPV 6/11/16/18, 90% pour les condylomes, 45% pour les anomalies cervicales de bas grade, et 85% pour les anomalies cervicales de haut grade.

Trois vaccins contre les Papillomavirus ont une AMM en Europe :

  • le vaccin quadrivalent [HPV 6, 11, 16, 18] Gardasil®, AMM le 20 septembre 2006 ;
  • le vaccin bivalent [HPV 16, 18] Cervarix®, AMM le 20 septembre 2007 ;
  • le vaccin nonavalent [HPV 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58] Gardasil 9®, AMM le 10 juin 2015.

Les vaccins papillomavirus sont des vaccins recombinants, composés de protéines L1 de capside sous forme de pseudo-particules virales entraînant la synthèse d’anticorps neutralisants. Le Gardasil® et le Gardasil 9® sont produits sur levures (Saccharomyces cerevisiae), le Cervarix® sur cellules d’insectes (système baculovirus). La composition en substances actives et en adjuvant est présentée dans le tableau ci-dessous.

Nom du vaccin

Quantité de protéine L1 par dose

Adjuvant

Gardasil®

Type 6 : 20 μg

Type 11 : 40 μg

Type 16 : 40 μg

Type 18 : 20 μg

Hydroxyphosphate d’aluminium : 225 µg

Gardasil 9®

Type 6 : 30 μg

Type 11 : 40 μg

Type 16 : 60 μg

Type 18 : 40 μg

Type 31 : 20 μg

Type 33 : 20 μg

Type 45 : 20 μg

Type 52 : 20 μg

Type 58 : 20 μg

Hydroxyphosphate d’aluminium : 500 µg

Cervarix®

Type 16 : 20 μg

Type 18 : 20 μg

Hydroxyphosphate d’aluminium : 500 µg

Télécharger et imprimer ce tableau

Ces vaccins préventifs sont indiqués pour la prévention des lésions précancéreuses et les cancers du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus (Gardasil®, Cervarix®, Gardasil 9®), des lésions génitales externes ou condylomes acuminés (Gardasil®, Gardasil 9®) liés à un papillomavirus humain contenu dans les vaccins respectifs.

Nom commercial*

Gardasil®

Maladies
concernées

Infections à papillomavirus humain (HPV)

Type de vaccin Tétravalent
Pour qui ? Enfants de 11 à 15 ans, adultes jusqu’à 19 ans**
Remboursement** Pris en charge à 65% par l’assurance maladie***
Nom commercial*

Cervarix®

Maladies
concernées

Infections à papillomavirus humain (HPV)

Type de vaccin Bivalent
Pour qui ? Enfants de 11 à 15 ans, adultes jusqu’à 19 ans
Remboursement** Pris en charge à 65% par l’assurance maladie***
Nom commercial*

Gardasil 9®

Maladies
concernées

Infections à papillomavirus humain (HPV)

Type de vaccin Nonavalent
Pour qui ? Enfants de 11 à 15 ans, adultes jusqu’à 19 ans**
Remboursement** Pris en charge à 65% par l’assurance maladie***
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Gardasil®

Infections à papillomavirus humain (HPV)

Tétravalent Enfants de 11 à 15 ans, adultes jusqu’à 19 ans** Pris en charge à 65% par l’assurance maladie***

Cervarix®

Infections à papillomavirus humain (HPV)

Bivalent Enfants de 11 à 15 ans, adultes jusqu’à 19 ans Pris en charge à 65% par l’assurance maladie***

Gardasil 9®

Infections à papillomavirus humain (HPV)

Nonavalent Enfants de 11 à 15 ans, adultes jusqu’à 19 ans** Pris en charge à 65% par l’assurance maladie***

* Cliquez sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.
** Chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, vaccination recommandée jusqu'à 26 ans révolus.
*** Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires-santé (mutuelles).

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients du vaccin.

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Gardasil® et Cervarix®

Suite à l’analyse des données de tolérance issues des essais cliniques contrôlés contre placebo menées sur un total de plus de 11000 sujets exposés au vaccin quadrivalent, le profil de sécurité d’emploi de Gardasil® a été jugé satisfaisant. Des réactions au point d’injection, telles que érythème, douleur, gonflement prédominent dans le groupe Gardasil® comparé au groupe placebo (82,9% vs 73,3%), tout comme pour les cas de fièvres transitoires (11,4% vs 9,7%).

Le profil de sécurité d’emploi de Cervarix® a été évalué sur un total de plus de 16000 sujets exposés au vaccin bivalent. L’analyse de l’ensemble des données suggère une tolérance globale satisfaisante avec, tout comme pour le Gardasil®, une prédominance de réactions au point d’injection notamment la douleur, plus fréquemment rapportées dans le groupe Cervarix® comparé au groupe contrôle (≥10%). Par ailleurs, des effets systémiques tels que myalgies et arthralgies étaient également plus fréquemment rapportés dans le groupe Cervarix® comparé au groupe contrôle (vaccin hépatite A).

Au final, les résultats de méta-analyses des études menées tant dans le cadre de leur développement clinique qu’en post-commercialisation confirment la bonne tolérance du Gardasil® et du Cervarix® chez l’enfant, adolescent et adulte vaccinés.

Les résultats d’une étude réalisée conjointement par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Assurance maladie, portant sur une cohorte de 2,2 millions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans, montrent que la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) par Gardasil® ou Cervarix® n’entraîne pas d’augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes, confirmant ainsi les données de la littérature française et internationale. Une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré après vaccination contre les infections à HPV apparaît toutefois probable. Ce syndrome est déjà identifié dans l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du produit. De surcroît, ses conséquences sont limitées (1 à 2 cas pour 100000 filles vaccinées) compte tenu de la rareté de la maladie. Les deux institutions estiment que les résultats de cette étude ne remettent pas en cause la balance bénéfice-risque pour les vaccins concernés.

Gardasil 9®

Dans le cadre du développement clinique du Gardasil 9®, sa tolérance a été évaluée sur plus de 15000 sujets. Son profil de sécurité d’emploi est comparable à ceux du Gardasil® et du Cervarix® avec une prédominance de réactions transitoires et bénignes au site d’injection telles que douleur, gonflement et érythème. Parmi les sujets de sexe féminin d’âge compris entre 9 et 26 ans, les gonflements et érythèmes locaux sont plus fréquents dans le groupe Gardasil 9®  versus le groupe Gardasil® (40,3% vs 29,1% et 34,0% vs 25,8%, respectivement). Chez les garçons, la fréquence de ces mêmes réactions au site d’injection est de l’ordre de 26,9% et 24,9%, respectivement.

Les données de tolérance issues d’une étude européenne multicentrique contrôlée en double-aveugle randomisée, menée chez 603 sujets de sexe féminin âgés de 9 à 16 ans, concernent principalement des gonflements au site d’injection de fréquence plus élevée dans le groupe Gardasil 9®  versus le groupe Gardasil® (47,8% vs 36,0% ; p=0.003). Les réactions systémiques transitoires les plus fréquemment rapportées sont des céphalées (11,4% vs 11,3%), fièvres (5,0% vs 2,7%), nausées (3,0% vs 3,7%) et douleurs abdominales hautes (1,7% vs 1,3%).

Les effets indésirables doivent être déclarés au centre régional de pharmacovigilance correspondant au lieu d’exercice du médecin-traitant/spécialiste du patient.

Depuis le 13 mars 2017, les professionnels de santé ou les usagers peuvent également signaler, en quelques clics, aux autorités sanitaires tout événement indésirable sur le site signalement-sante.gouv.fr, dont les effets indésirables, incidents ou risques d'incidents liés aux produits de santé.

À savoir
La controverse vaccination HPV et maladie auto-immune est détaillée dans le texte Maladie auto-immune.

Les vaccins se présentent sous forme d’une seringue pré-remplie de 0,5 ml.

Le vaccin contre les infections à HPV est prescrit par un médecin et pris en charge à 65% par l’assurance maladie, le montant restant étant généralement remboursé par les complémentaires-santé (mutuelles).

Le vaccin est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre +2°C et +8°C. Il ne doit pas être congelé.

La vaccination peut être réalisée par un médecin, un infirmier sur prescription médicale, ou une sage-femme, en libéral, à l’hôpital ou dans un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd), un centre de planification familiale et certains centres de vaccination publics.

L’injection du vaccin est prise en charge par l’assurance maladie et les complémentaires-santé dans les conditions habituelles.

Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics, les Cegidd et les centres de planification familiale.

Le vaccin est administré par voie intramusculaire.

À savoir
Afin de savoir s’il existe des difficultés d'approvisionnement de vaccins, consultez la rubrique dédiée sur le site Internet de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Administration avec d’autres vaccins

L’une des doses de la vaccination contre les infections à HPV peut être administrée au même moment, et en des sites d'injection différents, que le rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite-coqueluche prévu entre 11 et 13 ans ou avec un vaccin de l’hépatite B  dans le cadre du rattrapage vaccinal.

Clinique

Epidémiologie/couverture vaccinale

Recommandations générales

Dépistage

Epidémiologie

Efficacité

Pharmacovigilance

Effets indésirables