Oreillons

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La problématique des oreillons, en France, est identique à celle de la rougeole : pour que l’immunisation soit efficace dans la population, l’administration de deux doses vaccinales est nécessaire. L’effet conjugué d’une couverture vaccinale insuffisante et d’une exposition plus faible dans l’enfance (du fait de la moindre circulation du virus) expose à la survenue de cas d’oreillons chez l’adolescent ou l’adulte jeune. En France, la vaccination contre les oreillons est obligatoire pour tous les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018.
Les oreillons sont dus à un paramyxovirus dont le réservoir est strictement humain. La maladie est le plus souvent bénigne, mais certaines complications aiguës peuvent survenir ou laisser des séquelles.

Clinique

Après une incubation de quatorze à vingt et un jours, l’expression clinique la plus fréquente est une parotidite unilatérale ou bilatérale généralement fébrile. L’infection est inapparente dans environ 30% des cas. Le sujet infecté, même non symptomatique, est contagieux trois à six jours avant et six à neuf jours après l’atteinte parotidienne.

En France, la maladie survient chez l’adulte dans plus de 10% des cas. Elle est alors plus prolongée et entraîne plus souvent des complications. La méningite ourlienne est la plus fréquente de ces complications ; elle survient dans environ 5% des cas. Les encéphalites ourliennes sont plus rares mais sont également de bon pronostic, quoique des séquelles soient possibles. Une surdité définitive est rare, mais des surdités transitoires s’observent dans 4% des cas. Certaines complications touchent particulièrement le système endocrinien : la pancréatite aiguë, l’ovarite, et surtout l’orchite, qui ne se voit que si les oreillons surviennent après la puberté et qui peut aboutir à une atrophie testiculaire unilatérale dans 6% des cas.

Les fréquentes complications neurologiques liées aux oreillons, même si elles sont exceptionnellement graves, justifient la vaccination systématique mise en œuvre dans l’ensemble des pays industrialisés, ce d’autant qu’existe un vaccin combiné (valences oreillons, rougeole et rubéole). Les études économiques ont de plus confirmé, en France comme ailleurs, le très bon rapport coût/efficacité de l’intégration de la valence oreillons au sein du vaccin trivalent.

Épidémiologie/Couverture vaccinale

La transmission du virus ourlien est interhumaine par voie aérienne et le réservoir est strictement humain. Les épidémies sévissent surtout dans les collectivités (écoles, casernes). La contagiosité est importante et l’isolement inefficace.

Avant l’introduction du vaccin en France, on évaluait à plusieurs centaines de milliers le nombre de cas annuels. La surveillance des oreillons en France est assurée par le réseau Sentinelles depuis 1985, et les complications neuro-méningées ont été suivies par le réseau Epivir de 1983 à 1992.

À la suite de la mise en œuvre des campagnes de promotion de la vaccination depuis 1983, la couverture vaccinale avec une dose de vaccin à l’âge de 2 ans a progressé régulièrement, mais stagne depuis la fin des années quatre-vingt-dix aux alentours de 85 à 90%, avec d’importantes disparités entre les départements. Les données de Santé publique France font état, pour l’année 2016, d’une couverture, en France, de 90,3% pour la 1ère dose et de 80,1% pour la 2ème dose (contre respectivement 89,2% et 60,9% en 2010). Bien qu’incomplet, le rattrapage après l’âge de 2 ans progresse, puisque la couverture mesurée à l’âge de 6 ans par l’enquête menée en milieu scolaire en 2012-2013 était de 96,4% pour la 1ère dose et 83,2% pour la 2ème dose, contre respectivement 93,3% et 44,3% en 2005-2006.

La couverture mesurée auprès des élèves en classe de CM2 en 2014-2015 était de 97,7% pour la 1ère dose et de 93,2% pour la 2ème dose, et celle mesurée auprès des élèves de classe de 3e en 2008-2009 était de 95,5% pour la 1ère dose et de 89,9% pour la 2ème dose (sources : Drees, Santé publique France, DESco).

Le vaccin contre Les Oreillons

La problématique des oreillons en France est identique à celle de la rougeole : pour que l’immunisation soit efficace dans la population, l’administration de deux doses vaccinales est nécessaire. L’effet conjugué d’une couverture vaccinale insuffisante et d’une exposition plus faible dans l’enfance (du fait de la moindre circulation du virus) expose à la survenue de cas chez l’adolescent ou l’adulte jeune. Or, dans cette population, le risque de complications de type orchite ou ovarite et de leurs éventuelles conséquences sur la fertilité est plus fréquent. Les oreillons ne représentent toutefois pas un problème majeur de santé publique, mais ils bénéficient des plans d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale, du fait de l’utilisation de vaccin trivalents.

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

Le calendrier de vaccination contre les oreillons est identique, chez l’enfant âgé de 12 mois, à celui de la vaccination contre la rougeole et la rubéole. La vaccination contre les oreillons est obligatoire pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018, pour lesquels elle est exigée pour entrer en collectivité depuis le 1er juin 2018.

SCHÉMA DE VACCINATION

Nourrissons et enfants (de la naissance à 12 mois) :

  • 1 dose à l’âge de 12 mois
  • 1 dose entre 16 et 18 mois

Personnes nées à partir de 1980 et âgées de plus de 12 mois :

  • 2 doses avec un délai minimum d'un mois entre les deux doses.

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES

Cas groupés en collectivité

En présence de cas groupés d’oreillons dans une collectivité, la mise à jour du calendrier vaccinal (rattrapage de la dose ou des doses manquante(s) de vaccin trivalent pour les sujets n’en ayant reçu qu’une ou aucune) est nécessaire. Toutefois, la réponse immunologique après vaccination n’est le plus souvent pas assez rapide pour prévenir la maladie après exposition.

Une 3e dose de vaccin trivalent ne doit alors être proposée qu’en cas de cas groupés, en collectivité, chez les sujets déjà vaccinés avec deux doses et dont la seconde a été administrée depuis plus de dix ans. Le diagnostic d’épidémie ourlienne aura dû au préalable être confirmé par PCR.

Tous les pays utilisant largement ce vaccin constatent une diminution spectaculaire de l’incidence des oreillons. L’efficacité de la vaccination contre les oreillons a été bien démontrée aux États-Unis : depuis l’introduction de la vaccination en 1967, l’incidence s’est effondrée de 130 à 2,3 cas pour 100000 habitants en 1982. Cependant, dans ce même pays, de petites épidémies ont été rapportées en 1986 chez des sujets de 20 à 30 ans non vaccinés et n’ayant jusque-là jamais été en contact avec des cas d’oreillons. En Europe, les pays ayant mis en œuvre un schéma vaccinal comprenant deux doses et ayant atteint des niveaux très élevés de couverture vaccinale (au moins 95% pour chacune des doses) ont virtuellement éliminé la maladie.

En France, avant l’introduction du vaccin, des centaines de milliers de cas d’oreillons étaient recensés chaque année chez l’enfant. Actuellement, la maladie a pratiquement disparu chez l’enfant, l’efficacité de la vaccination après deux doses étant proche de 100% (figure 1).

L’efficacité clinique mesurée à l’occasion des investigations d’épidémies d’oreillons s’est révélée, à plusieurs reprises, inférieure à l’excellente efficacité sérologique mesurée à l’occasion des essais cliniques, dans les suites immédiates de la vaccination. Cette différence pourrait refléter une durée de protection limitée, moindre que celle estimée pour les vaccins contre la rougeole et la rubéole. Ce fait renforce la nécessité d’une seconde dose de vaccin contre les oreillons.

La réponse immunologique après vaccination n’est pas assez rapide pour prévenir la maladie après exposition.

Enfin, la réponse à long terme est imparfaite ; en témoigne une étude réalisée sur 15 foyers d’épidémies en France en 2013, lors desquels 72% des sujets infectés avaient reçu par le passé deux doses de vaccin trivalent ; le risque de contracter les oreillons augmentait dans cette étude de 10% pour chaque année écoulée depuis la 2e dose. Ces résultats ont contribué à la recommandation d’une 3e dose lors de cas groupés d’oreillons dans une collectivité, chez les sujets vaccinés avec deux doses et dont la 2e dose date de plus de dix ans.

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Les souches utilisées dans les vaccins combinés rougeole-oreillons-rubéole actuellement commercialisés en France (MMRVaxPro® et Priorix®) sont la souche Jeryl Lynn pour le premier et la souche RIT4385 dérivée de Jeryl Lynn pour le Priorix®.

Les vaccins des oreillons actuellement disponibles sont produits à partir de virus vivants atténués. Ils sont toujours combinés aux valences rubéole et rougeole (ROR). Aucun vaccin monovalent n’est actuellement disponible en France.

Nom commercial*

Priorix® M-M-RVaxpro®

Maladies
concernées

Rougeole, Oreillons, Rubéole

Type de vaccin Trivalent
Pour qui ? Nourrissons, enfants, adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les enfants de 1 à 17 ans, et à 65% à partir de 18 ans**
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Priorix® M-M-RVaxpro®

Rougeole, Oreillons, Rubéole

Trivalent Nourrissons, enfants, adultes Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les enfants de 1 à 17 ans, et à 65% à partir de 18 ans**

* Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.

** Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires-santé (mutuelles).

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Les vaccins combinés rougeole-oreillons-rubéole ont les contre-indications suivantes, liées à leur caractère vivant et à leur mode de production :

  • hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 du RCP ou à la néomycine ;
  • déficit sévère de l'immunité humorale ou cellulaire (primaire ou acquis), par exemple déficit immunitaire combiné sévère, agammaglobulinémie et sida ou infection symptomatique due au VIH ou avec un taux âge-dépendant de lymphocytes T CD4+ chez les enfants de moins de 12 mois : CD4+ <25% ; enfants de 12 à 35 mois : CD4+ <20% ; enfants de 36 à 59 mois : CD4+ <15%.

Une grossesse doit être évitée dans le mois suivant la vaccination.

Comme pour les autres vaccins, l’administration de Priorix® doit être différée chez les sujets atteints de maladies fébriles sévères aiguës. Une infection bénigne, tel qu’un rhume, ne devrait pas entraîner de report de la vaccination.

Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Les valences rougeole et oreillons du vaccin étant produites sur culture cellulaire d’embryon de poulet, il convient d’utiliser ce vaccin avec précaution en cas d’antécédents d’allergie aux protéines de l’œuf.

En raison de la présence de sorbitol, ce vaccin ne doit pas être utilisé en cas d’intolérance au fructose.

Des cas d’aggravation de thrombocytopénie et de récidive de thrombocytopénie chez des sujets ayant présenté une thrombocytopénie après la première dose ont été rapportés après une vaccination par des vaccins vivants rougeoleux, des oreillons et rubéoleux. La thrombocytopénie associée à la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole est rare et généralement spontanément résolutive. Chez les patients présentant une thrombocytopénie ou ayant un antécédent de thrombocytopénie après une vaccination contre la rougeole, les oreillons ou la rubéole, le rapport bénéfice-risque de l’administration de ce vaccin doit être soigneusement évalué. Ces patients doivent être vaccinés avec précaution et de préférence par voie sous-cutanée.

Patients immunodéprimés

La vaccination peut être envisagée chez les patients présentant certains déficits immunitaires, chez qui les bénéfices attendus sont supérieurs aux risques (par exemple : sujets infectés par le VIH asymptomatiques, déficits en sous-classe d’IgG, neutropénie congénitale, maladie granulomateuse chronique, déficits en complément).

Les patients immunodéprimés ne présentant pas de contre-indication à cette vaccination peuvent ne pas répondre aussi bien que les sujets immunocompétents ; par conséquent, certains de ces patients peuvent contracter la rougeole, les oreillons ou la rubéole en cas de contact, malgré l’administration appropriée du vaccin. Ces patients doivent être attentivement surveillés, afin de détecter tout signe de rougeole, oreillons et rubéole.

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Les réactions vaccinales après vaccination ourlienne sont dominées par des parotidites fugaces, indolores, unilatérales, survenant entre dix et vingt jours après la vaccination (en moyenne dix-sept jours après). Des fébricules très modérées ou des érythèmes au point d’injection sont également possibles mais rares.

Les méningites aseptiques post-vaccinales demeurent la complication la plus surveillée. Ces atteintes neurologiques ont une fréquence très faible : 1 cas/1 à 2 million(s) de vaccinations avec la souche Jeryl Lynn, mais plus élevée avec la souche Urabe. La surveillance canadienne après mise sur le marché rapporte, avec cette dernière souche, 1 cas/62 000 vaccinations, mais des données britanniques ont fait état d’une incidence plus forte en 1992, comprise entre 1/11 000 et 1/20 000 vaccinations. Ces effets indésirables ont entraîné, dans ce pays, la suspension de l’utilisation de la souche Urabe au profit de la souche Jeryl Lynn. Les réactions méningées surviennent entre le 15e et le 21e jour ; elles sont rapidement réversibles en cinq jours et n’ont été suivies d’aucune séquelle dans les pays qui ont largement surveillé ces réactions (France, Canada, Japon, Royaume-Uni). En France, l’augmentation des réactions méningées liées au vaccin Urabe, parallèlement à l’ascension de la couverture vaccinale, a conduit à substituer en 1994 la souche Jeryl Lynn à la souche Urabe dans le vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole commercialisé à l’époque en France.

Les effets indésirables doivent être déclarés au centre régional de pharmacovigilance correspondant au lieu d’exercice du médecin traitant/spécialiste du patient.

Le vaccin se présente sous forme de poudre. La suspension vaccinale est reconstituée en injectant le solvant dans le flacon de poudre. 

Le vaccin contre les oreillons peut être prescrit par :

  • un médecin ;
  • une sage-femme pour les femmes, l’entourage de la femme enceinte et du nouveau-né jusqu’à ses 8 semaines.

Le vaccin est pris en charge à 100% par l’Assurance maladie pour les enfants et les adolescents jusqu’à 17 ans, et à 65% à partir de 18 ans. Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires-santé (mutuelles).

Le vaccin est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé. 

L’administration du vaccin peut être réalisée par un médecin, un infirmier (sur prescription médicale) ou une sage-femme, en libéral, en PMI pour les enfants de moins de 6 ans, ou dans un centre de vaccination public. Dans ce cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination peuvent s’effectuer sur place.

L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance maladie et les complémentaires-santé dans les conditions habituelles.

Il n’y a pas d’avance de frais dans les centres de vaccination publics ou en PMI.

Le vaccin se présente sous forme de poudre. Il est reconstitué avec 0,5 ml d’eau pour préparations injectables. 

Le vaccin est administré par voie sous-cutanée ou intramusculaire.

Administration avec d’autres vaccins

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ces vaccins, disponible sur la base de données publique des médicaments.

Les vaccins trivalents ROR peuvent être administrés en même temps que tous les vaccins monovalents ou combinés suivants en des sites d’injection séparés :

  • vaccins hexavalents,
  • vaccin diphtérie-tétanos-coqueluche acellulaire (DTCa),
  • vaccin diphtérie-tétanos-coqueluche acellulaire à teneur réduite en antigènes (dTPca),
  • vaccin Haemophilus influenzae b,
  • vaccin poliomyélitique inactivé,
  • vaccin hépatite B,
  • vaccin hépatite A,
  • vaccin méningococcique du groupe B,
  • vaccin conjugué méningococcique du groupe C,
  • vaccin conjugué méningococcique des groupes ACYW,
  • vaccin contre la varicelle,
  • vaccin poliomyélitique oral,
  • vaccin conjugué pneumococcique 13-valent.

Interaction avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions

Chez les patients ayant reçu des gammaglobulines ou une transfusion sanguine, la vaccination devra être différée de trois mois ou plus (jusqu’à onze mois) selon la dose d’immunoglobulines humaines administrée, en raison du risque d’échec vaccinal dû aux anticorps dirigés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole acquis de façon passive.

Si un test tuberculinique doit être fait, il est préférable de l’effectuer avant ou en même temps que l'administration d'un vaccin trivalent ROR, car le vaccin vivant contre la rougeole pourrait entraîner une diminution temporaire de la capacité à répondre à l’intradermoréaction. Cette baisse de la réactivité peut durer quatre à six semaines et le test à la tuberculine ne devra pas être fait pendant cette période post-vaccinale, afin d’éviter des résultats faussement négatifs.

Recommandations

Epidémiologie

  • Santé publique France. Rougeole, rubéole, oreillons [dossier thématique]. Dernière mise à jour le 18/04/2018.
  • Vygen S., Fischer A., Meurice L., Mounchetrou Njoya I., Gregoris M., Ndiaye B., et al. Waning immunity against mumps in vaccinated young adults, France 2013. Euro Surveillance. 2016; 21(10): p. 30156.
  • Coffinières E., Turbelin C., Riblier D., Aouba A., Lévy-Bruhl D., Arena C., et al. Mumps: burden of disease in France. Vaccine.2012 19; 30(49): p.7013-7018.
  • Nardone A., Pebody R.G., Van den Hof S., Nardone A., Pebody R. G., van den Hof S., et al. Sero-epidemiology of mumps in Western Europe. Epidemiology and Infection.2003; 131(1): p. 691-701.
  • Plotkin S.A. Mumps vaccine. In : Plotkin S.A., Oreinstein W.A., Offit P.A. eds. Vaccines (4th ed). Philadelphia: Elsevier, 2004: p. 441-469.
  • Bonnet M.-C., Dutta A., Weinberger C., Plotkin S. A. Mumps vaccine virus strains and aseptic meningitis. Vaccine. 2006; 24(49-50): p. 7037-7045.