Grippe saisonnière

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L’épidémie de grippe saisonnière en France métropolitaine survient chaque année au cours de l’automne et de l’hiver et touche entre 2 et 6 millions de personnes. Plus de 90% des décès liés à la grippe (9000 en moyenne en France) surviennent chez des personnes de 65 ans et plus.
La vaccination contre les virus grippaux saisonniers concerne les personnes fragiles et à risque de complications, notamment les personnes âgées, celles atteintes de certaines maladies chroniques, les femmes enceintes et les personnes obèses.

Vaccination contre la grippe saisonnière dans le contexte de l'épidémie de COVID-19

En métropole, la campagne générale de vaccination contre la grippe saisonnière a débuté en parallèle de la campagne automnale de rappel contre le Covid 19. Elle se déroule du 18 octobre à fin janvier 2023. Les personnes ciblées par les recommandations sont vaccinées en priorité durant les quatre premières semaines de la campagne.

La prévention de la grippe repose sur la vaccination mais également sur le respect les mesures barrières, en population générale comme en milieu de soin : hygiène des mains, port d’un masque, isolement des personnes malades.

La grippe est une infection respiratoire aiguë contagieuse, cosmopolite, due à un virus non spécifique de l’homme, Myxovirus influenzae, dont il existe trois types, A, B et C, tous pathogènes, sans immunogénicité croisée entre eux. Le type A est le plus virulent et le seul responsable de pandémie.

Depuis 15 novembre 2022, la vaccination contre la grippe, auparavant réservée en priorité aux personnes à risque de faire une forme grave de grippe, est maintenant ouverte à toutes les personnes qui le souhaitent. Cette ouverture de la vaccination étendue à tous doit notamment permettre, par un effet d’entrainement, d’obtenir l’adhésion des personnes ciblées par les recommandations qui ne seraient pas encore vaccinées.

Clinique

Après une incubation de 24 à 48 heures, le début de la maladie est le plus souvent brutal et se caractérise par une fièvre élevée, des frissons, une asthénie intense, des courbatures, des céphalées, des douleurs diverses. On observe souvent des signes d’irritation laryngo-trachéale, bronchique ou conjonctivale. Fièvre et douleurs durent trois ou quatre jours et la courbe thermique peut revêtir un aspect diphasique. Une guérison rapide est habituelle, mais la convalescence est longue, avec une asthénie persistante.

La létalité peut être élevée aux âges extrêmes de la vie et chez les sujets atteints de certaines pathologies : respiratoires, cardio-vasculaires, rénales, diabète, etc. La gravité de la maladie peut être due au virus lui-même (formes «toxiques») mais, le plus souvent, à la décompensation d’une pathologie sous-jacente ou à une surinfection bactérienne. Les formes frustres ou inapparentes sont fréquentes.

Le diagnostic peut être confirmé à partir d’un prélèvement fait dans les trois premiers jours qui suivent l’apparition des signes cliniques, par un écouvillonnage rhino-pharyngé permettant un diagnostic de grippe et un typage du virus par PCR. La réalisation d’un prélèvement est particulièrement utile en début d'épidémie afin de confirmer le diagnostic de grippe, mais également en phase épidémique, notamment chez des personnes à risque de complications liées à la grippe.

Épidémiologie

Les épidémies surviennent chaque année pendant l’hiver, sauf dans les zones géographiques à climat tropical, où la circulation du virus est d'avantage endémique, ou lors de certaines pandémies.

Bien que la grippe soit une maladie généralement bénigne, elle est responsable, chaque année, de l’augmentation notable de l’activité des structures de soins pendant l’épidémie ainsi que d’un nombre élevé d’hospitalisations et de décès, particulièrement chez les personnes les plus fragiles.

Elle constitue donc un problème majeur de santé publique, contre lequel la vaccination est l’outil de lutte le plus efficace  à ce jour, malgré ses limites, en complément des gestes barrières (port du masque, lavage des mains, distanciation physique).

Le vaccin contre La grippe saisonnière

L’objectif fixé par la loi de santé publique de 2004 est d’atteindre une couverture vaccinale d’au moins 75% pour tous les groupes cibles pour lesquels cette vaccination est recommandée, y compris en milieu professionnel.

Jusqu’à présent, les taux de couverture vaccinale observés sont toujours inférieurs à la valeur cible de 75%, quel que soit le groupe cible.

Les recommandations concernant la vaccination contre les virus grippaux saisonniers peuvent évoluer en fonction de données épidémiologiques.

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

La vaccination contre la grippe est recommandée chaque année pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus.

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES

La vaccination contre la grippe est recommandée :

  • aux femmes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse ;
  • à toute personne âgée de plus de 6 mois si elle présente l’une des maladies suivantes :
    • affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l’ALD 14,
    • insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle qu’en soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique,
    • maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l’ALD mais susceptibles d’être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), bronchiectasies, hyperréactivité bronchique,
    • dysplasies broncho-pulmonaires,
    • mucoviscidose,
    • cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque,
    • insuffisances cardiaques graves,
    • valvulopathies graves,
    • troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours,
    • maladies des coronaires,
    • antécédents d’accident vasculaire cérébral,
    • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot),
    • paraplégies et tétraplégies avec atteinte diaphragmatique,
    • néphropathies chroniques graves,
    • syndromes néphrotiques,
    • drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytoses,
    • diabètes de type 1 et de type 2,
    • maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose,
    • déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantation d’organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines ; personnes infectées par le VIH quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique ;
  • aux personnes en situation d’obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m2, sans pathologie associée ou atteinte d’une pathologie autre que celles citées ci-dessus ;
  • aux personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement, quel que soit leur âge ;
  • à l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois qui présentent des facteurs de risque de grippe grave : prématurés, enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d’une affection de longue durée (ALD).
  • à l'entourage des personnes immunodéprimées.

EN MILIEU PROFESSIONNEL

En milieu professionnel, la vaccination est également recommandée aux personnes suivantes :

  • les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère. La forte incitation à la vaccination du personnel soignant vise à les protéger de la grippe lors de contacts avec des patients atteints, mais aussi et surtout, à limiter la dissémination du virus à partir du personnel infecté vers des personnes à risque de grippe grave.
  • les professionnels de santé libéraux concernés exerçant en ville reçoivent une invitation de l’Assurance maladie : médecins généralistes, pédiatres, gynécologues, cardiologues, endocrinologues, gériatres, néphrologues, pneumologues, rhumatologues, pharmaciens titulaires, sages-femmes, infirmiers, masseurs kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, pédicures-podologues ainsi qu’orthophonistes libéraux.
  • les aides à domicile salariées via CESU (particuliers employeurs) par des personnes âgées ou des personnes à risque de grippe sévère ont été ajoutées dans le calendrier des vaccinations 2021. 
  • le personnel navigant des bateaux de croisière et des avions, le personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).
  • les professionnels exposés aux virus influenza porcins et aviaires.

CHEZ LES VOYAGEURS

La vaccination contre la grippe est recommandée chez toutes les personnes concernées par les recommandations, en particulier lorsqu’elles participent à un voyage, notamment en groupe ou en bateau de croisière.

VACCINATION CONTRE LA GRIPPE ET COVID -19

La grande majorité des personnes visées par la campagne automnale de rappel de vaccination contre le COVID-19 débutée le 3 octobre, sont également concernées par la vaccination contre la grippe. 

Pour favoriser la synergie des campagnes de vaccination de rappel contre la COVID-19 et de vaccination contre la grippe, et ainsi assurer un haut niveau de protection pour les populations les plus fragiles, la Direction générale de la santé a demandé aux professionnels de santé de promouvoir systématiquement les deux vaccinations auprès des personnes ciblées par les recommandations.

La HAS a indiqué qu’il n’y a pas de délai particulier à respecter entre les deux vaccinations si celles-ci ne peuvent pas être réalisées dans le même temps.. Les deux vaccins pourront être injectés le même jour, chacun dans un bras.

Retrouvez les réponses à vos questions sur la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2022-2023

SCHÉMA DE VACCINATION

Les vaccins utilisés en France cette année sont exclusivement des vaccins tétravalents.

Pour la saison 2022-2023, quatre vaccins antigrippaux disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) seront disponibles en pharmacie d’officine :

-          le vaccin Fluarix Tetra®, de chez GSK indiqué chez l’adulte (incluant la femme enceinte) et l’enfant à partir de l’âge de 6 mois ;

-          le vaccin Influvac Tetra®, de chez Mylan indiqué chez l’adulte (incluant la femme enceinte) et l’enfant à partir de l’âge de 6 mois ;

-          le vaccin Vaxigrip Tetra® de chez Sanofi Pasteur, indiqué chez l’adulte (incluant la femme enceinte) et l’enfant à partir de l’âge de 6 mois ;

-          Le vaccin  Efluelda®, de chez Sanofi Pasteur indiqué chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

 

Influvac Tetra®, et Vaxigrip Tetra®

  • à partir de 6 mois  (dose de 0,5ml) : 1 ou 2 doses (2 s’il s’agit d’une primovaccination) à 1 mois d’intervalle et 1 dose annuelle ensuite. 
  • à partir de 9 ans (dose de 0,5ml): 1 dose annuelle.

 Efluelda® : 

  • 65 ans et plus : une dose de 0,7 ml

Quel vaccin pour quel public ?

  • Entre six mois et 64 ans : les vaccins Fluarix tetra®, Influvac Tetra® et Vaxigrip Tetra® peuvent être utilisés indifféremment selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé.
  • Pour les 65 ans et plus : les vaccins Efluelda®, Fluarix tetra®, Influvac Tetra® et Vaxigrip Tetra® peuvent être utilisés indifféremment selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé.

L’efficacité du vaccin contre la grippe et son impact sur l’épidémiologie de la grippe sont difficiles à évaluer. Ils peuvent varier considérablement d’une année à l’autre, notamment en fonction de l’adéquation entre les souches vaccinales et les virus grippaux circulants. L’introduction du vaccin tétravalent à partir de la saison 2018-2019, qui comporte deux souches vaccinales différentes correspondant aux deux lignages B, devrait ainsi avoir un impact sur l’efficacité vaccinale contre les virus B en limitant le risque d’inadéquation vaccinale contre ces virus grippaux.

Une revue systématique de la littérature sur l’efficacité vaccinale tous âges, couvrant la période 2006-2015, a donné les estimations suivantes par sous-type viral : 54% [46 ; 61] contre les virus influenza de type B, 33% [26 ; 39]) contre le virus A (H3N2) et 61% [57; 65]) contre le virus A (H1N1)pdm2009. Les résultats pour les personnes âgées de plus de 60 ans et plus sont de 63% [33 ; 79] pour les virus de type B, 24% [-6; 45] pour les virus A (H3N2) et 62% [36; 78] pour le virus A(H1N1)pdm09.

En France, l’efficacité du vaccin anti-grippal contre les décès toutes causes confondues chez les personnes âgées de 65 ans et plus a été estimée à 36% entre juillet 2000 et mai 2009, pour une couverture vaccinale de 63% en moyenne, ce qui correspond à en moyenne 2 000 décès évités liés à la grippe chaque année

La vaccination de la femme enceinte la protège et protège son nouveau-né pendant les premiers mois de vie.

Période de vaccination

L’efficacité du vaccin contre la grippe varie d’une saison sur l’autre et reste globalement modérée. Pour autant, il n’y a pas de meilleure protection contre cette maladie qui peut être grave. Des doutes existent sur une baisse de l’efficacité au fil des mois mais ces doutes n’ont pas été jugés assez robustes pour préconiser une 2ème injection au cours d’une même saison.

Les recommandations concernant le vaccin contre les virus grippaux saisonniers peuvent évoluer en fonction de données épidémiologiques et ainsi faire l’objet de recommandations actualisées non incluses dans le calendrier des vaccinations. La vaccination s’effectue chaque année lors de la campagne de vaccination dont les dates sont fixées par le ministère chargé de la santé.

Les périodes de campagnes de vaccinations varient selon les territoires :

  • Pour la France métropolitaine et les départements-régions d’outremer des Amériques (Martinique, Guadeloupe, Guyane) La saison de vaccination antigrippale est celle de l’Hémisphère Nord et débute en octobre. La vaccination doit se faire au moins 2 semaines avant que le patient rencontre le virus et cette probabilité, très faible en octobre, augmente ensuite pour être maximale lors de l’épidémie dont le début est imprévisible (le plus souvent début janvier mais 1/3 des épidémies du passé ont démarré avant mi-décembre). Elle s'étendra cette année du 18 octobre 2022 à fin janvier 2023. Les personnes ciblées par les recommandations sont vaccinées en priorité durant les quatre premières semaines de la campagne, soit du 18 octobre au 15 novembre 2022. Il s’agit de protéger en priorité les personnes les plus fragiles qui sont à risque de développer une forme grave de la grippe
  • Mayotte, à compter de la saison 2020, compte tenu de l’épidémiologie particulière observée depuis plusieurs années, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est calquée sur celle de l’hémisphère Nord et utilise les mêmes vaccins. Elle a démarré le 6 septembre 2022.
  • la Réunion, la saison de vaccination antigrippale est celle de l’Hémisphère Sud et débute habituellement en avril.  

Les vaccins utilisés sont des vaccins préparés à partir de virus cultivés sur œufs de poule embryonnés exempts du virus de leucose aviaire. Les vaccins antigrippaux ne contiennent aucun adjuvant. La tolérance locale et générale est très bonne. La durée de protection est courte nécessitant des rappels chaque année, indépendamment des modifications épidémiologiques du virus.

Il existe deux types de vaccin anti-grippal :

  • les vaccins inactivés injectables : les vaccins sont composés soit d’antigène de surface du virus grippal, soit de virion fragmenté ;
  • le vaccin vivant atténué.

En France actuellement, les vaccins utilisés sont tous des vaccins inactivés.

Pendant des décennies, le vaccin contre la grippe était composé de trois souches de virus : l’une de sous-type A (H1N1), l’autre de sous-type A (H3N2), et la troisième de type B.

Seuls les vaccins anti-grippaux tétravalents sont maintenant utilisés en France. Par rapport aux vaccins trivalents, ils contiennent une souche B additionnelle. En effet, depuis 1985, deux lignées de virus de la grippe type B, différentes sur le plan phylogénétique et antigénique, circulent concomitamment ou alternativement pendant les saisons épidémiques (lignée B/Yamagata et lignée B/Victoria).

Le choix des souches vaccinales est adapté chaque année en fonction des données épidémiologiques. Il est déterminé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la saison grippale suivante :

  • en février-mars pour l’Hémisphère Nord ;
  • en septembre-octobre pour l’Hémisphère Sud, en sachant que pour les deux hémisphères le choix des souches est fait en vue de la prochaine saison grippe et entériné par l’Agence européenne du médicament (EMA).

Vaccins disponibles pour la saison grippale 2022-2023.

En 2022, quatre vaccins anti-grippaux tétravalents sont disponibles : il s’agit des vaccins Fluarix Tetra®, Influvac Tetra®  , Vaxigrip Tetra® et Efluelda®.

Nom commercial*

Vaxigrip Tetra®

Maladies
concernées

Grippe saisonnière

Type de vaccin Tétravalent
Pour qui ? Enfants à partir de 6 mois, adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**
Nom commercial*

Influvac Tetra®

Maladies
concernées

Grippe saisonnière

Type de vaccin Tétravalent
Pour qui ? Enfants à partir de 6 mois, adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie pour les personnes à risque**
Nom commercial*

Fluarix Tetra ®

Maladies
concernées

Grippe saisonnière

Type de vaccin Tétravalent
Pour qui ? Enfants à partir de 6 mois, adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie pour les personnes à risque**
Nom commercial*

Efluelda®

Maladies
concernées

Grippe saisonnière

Type de vaccin Tétravalent
Pour qui ? Personnes âgées de 65 ans et plus
Remboursement** Pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie pour les personnes à risque**
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Vaxigrip Tetra®

Grippe saisonnière

Tétravalent Enfants à partir de 6 mois, adultes Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**

Influvac Tetra®

Grippe saisonnière

Tétravalent Enfants à partir de 6 mois, adultes Pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie pour les personnes à risque**

Fluarix Tetra ®

Grippe saisonnière

Tétravalent Enfants à partir de 6 mois, adultes Pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie pour les personnes à risque**

Efluelda®

Grippe saisonnière

Tétravalent Personnes âgées de 65 ans et plus Pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie pour les personnes à risque**

*Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.

**L’Assurance Maladie prend en charge le vaccin contre la grippe saisonnière à 100% pour les personnes chez qui elle est recommandée (voir recommandations dans l'onglet "Indications").

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ces vaccins, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Le vaccin est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité avérée aux substances actives, à l’un des excipients, aux œufs, aux protéines de poulet, aux substances présentes à l’état de traces, tels certains antibiotiques.

À noter : interférence avec des tests sérologiques
Après vaccination antigrippale, il a été observé des réponses faussement positives aux tests sérologiques utilisant la méthode ELISA pour détecter les anticorps contre HIV1, hépatite C, et surtout HTLV1. Infirmées par le Western Blot, ces réactions transitoires faussement positives seraient dues à la réponse IgM induite par la vaccination.

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ces vaccins, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Le profil de tolérance des vaccins grippaux quadrivalents est comparable à celui des vaccins trivalents qu’ils soient vivants atténués ou inactivés.

  • La sécurité d’emploi des vaccins grippaux quadrivalents inactivés comparée à celle des vaccins trivalents inactivés a été évaluée dans de nombreuses études cliniques tant chez l’enfant que chez les adultes et les personnes âgées. Une étude canadienne multicentrique contrôlée randomisée menée chez plus de 3000 sujets âgés de 6 mois à 17 ans, montre une prédominance de douleur au site d’injection (50 à 60%), de somnolence (20-40%), d’irritabilité (20-50%) et de perte d’appétit (15-40%). Une fièvre > 38°C survient chez moins de 10% des sujets.
  • Une étude post-commercialisation australienne menée chez plus de 1000 professionnels de santé n’a pas montré de différence significative en termes de réactogénicité, à l’exception d’une douleur ou gonflement au site d’injection plus fréquent dans le groupe tétravalent (6,9%) versus le groupe trivalent (4,2%).
  • Une étude multicentrique européenne randomisée, contrôlée, menée sur plus de 1 000 sujets d’âge compris entre 18-60 ans et > 60 ans exposés au vaccin grippal tétravalent a permis d’observer une prédominance de douleur locale (59,4% chez l’adulte et 29,9% chez les > 60 ans), de céphalée (31,8% et 16,1%, respectivement) et de myalgie (30,3% et 15,4%, respectivement).
  • Enfin, une revue des effets indésirables survenus au décours de l’administration de vaccins grippaux tétravalents inactivés et recueillis par le système de pharmacovigilance américain (VAERS, Vaccine Adverse Event Reporting System) confirme leur bonne tolérance quelle que soit la tranche d’âge considérée (6 mois-17 ans, > 18 ans).

La fréquence de survenue de réactions allergiques graves demeure extrêmement rare (<1 cas/million de doses vaccinales).

À savoir
Bien qu’une association entre la vaccination antigrippale et la survenue d’un syndrome de Guillain-Barré (SGB), affection auto-immune neurologique, ait été évoquée en 1976 aux États-Unis lors d’une campagne de vaccination de 45 millions de personnes contre la grippe porcine, une revue de la littérature montre que ce risque rare est d’environ 1 cas de plus par million de personnes vaccinées par rapport à la fréquence attendue du SGB dans la population adulte, qui est de l’ordre de 2,8 cas par an pour 100000 habitants en l’absence de toute vaccination antigrippale. En revanche, la grippe est considérée comme un des facteurs de risque possible du SGB avec une incidence de l’ordre de 4 à 7 pour 100000 sujets grippés.

Les effets indésirables doivent être déclarés au centre régional de pharmacovigilance correspondant au lieu d’exercice du médecin traitant/spécialiste du patient.

Depuis le 13 mars 2017, les professionnels de santé ou les usagers peuvent également signaler, en quelques clics, aux autorités sanitaires tout événement indésirable sur le site signalement-sante.gouv.fr, dont les effets indésirables, incidents ou risques d'incidents liés aux produits de santé.

Le vaccin contre la grippe saisonnière peut être prescrit par un médecin ou une sage-femme.

Il est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.

L’Assurance Maladie adresse chaque année à l’automne une invitation personnalisée et un imprimé de prise en charge aux personnes concernées par les recommandations vaccinales, à l’exception des femmes enceintes et des personnes souffrant d'obésité, en raison de la difficulté à les identifier dans sa base de données.

Toutes les personnes de 16 ans et plus pour lesquelles la vaccination antigrippale est recommandée peuvent retirer directement leur vaccin à la pharmacie, sur simple présentation de leur bon de prise en charge et de leur carte Vitale. Elles peuvent ensuite se faire vacciner par le professionnel de leur choix : médecin, sage-femme, infirmier(e) et pharmacien (à l’exception des personnes allergiques à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure qui doivent être orientées vers leur médecin ou leur sage-femme).

Pour les personnes éligibles de moins de 16 ans, une prescription médicale préalable à la vaccination, renseignée directement sur le bon de prise en charge, reste nécessaire.

Professionels de santé autorisés à administrer le vaccin contre la grippe saisonnière 

Par ailleurs, de façon dérogatoire et exceptionnelle, pour ne manquer aucune opportunité de co-administration des vaccins contre la covid-19 et la grippe saisonnière en ville, pourront administrer les vaccins contre la grippe en pharmacie d’officine :

• les préparateurs en pharmacie, à condition qu’ils aient suivi une formation à la vaccination contre la Covid-19 et sous la supervision d’un pharmacien d’officine formé à la vaccination ;

• les étudiants de deuxième cycle et de troisième cycle court de pharmacie, à condition qu’ils aient suivi soit les enseignements théoriques et pratiques relatifs à la vaccination dans le cadre de leur cursus, soit une formation à la vaccination contre la Covid-19, et sous la supervision d’un pharmacien d’officine formé à la vaccination

Le vaccin contre la grippe est administré par voie intramusculaire (préférentiellement) ou sous-cutanée profonde.

La vaccination est prise en charge par l’Assurance Maladie dans les conditions habituelles et sans avance de frais dans les centres de vaccination et en PMI. Dans le cas où un patient ciblé par la vaccination n’aurait pas reçu de bon de l’Assurance Maladie, le médecin ou la sage femme sont est autorisés à lui éditer un bon, lui permettant de se procurer le vaccin sans avance de frais. Les infirmiers et les pharmaciens ne peuvent remettre un bon qu'aux personnes majeures.

Vaccination et don du sang

Sans exposition à l’agent infectieux, le don du sang est autorisé après la vaccination contre la grippe saisonnière. Si la vaccination a été réalisée après exposition à l’agent infectieux, le don du sang est contre-indiqué pendant 1 semaine.

Epidémiologie

Recommandations vaccinales

Efficacité/impact

  • Belongia E.A., Simpson M.D., King J.P., Sundaram M.E., Kelley N.S., Osterholm M.T., et al. Variable influenza vaccine effectiveness by subtype: a systematic review and meta-analysis of test-negative design studies. The Lancet Infectious diseases. 2016;16(8): p942-951.
  • Bonmarin I., Belchior E., Levy-Bruhl D. Impact of influenza vaccination on mortality in the French elderly population during the 2000-2009 period. Vaccine. 2015;33(9): p.1099-1101.

Effets indésirables

  • Tisa V., Barberis I., Faccio V., Paganino C., Trucchi C., Martini M, et al. Quadrivalent influenza vaccine: a new opportunity to reduce the influenza burden. Journal of preventive medicine and hygiene. 2016;57(1): p.E28-E33.
  • Block S.L., Falloon J., Hirschfield J.A., Krilov L.R., Dubovsky F., Tingting Yi T., et al. Immunogenicity and safety of a quadrivalent live attenuated influenza vaccine in children. The Pediatric Infectious Disease Journal. 2012; 31(7): p.745-751.
  • Langley J.M., Carmona Martinez A., Chatterjee A., Halperin S.A., McNeil S., Reisinger K.S., et al. Immunogenicity and safety of an inactivated quadrivalent influenza vaccine candidate: a phase III randomized controlled trial in children. The Journal of infectious diseases. 2013;208(4): p.544-553.
  • Regan A.K., Tracey L., Gibbs R.. Post-marketing surveillance of adverse events following immunization with inactivated quadrivalent and trivalent influenza vaccine in health care providers in Western Australia. Vaccine. 2015;33(46):6149-51.
  • Pepin S., Donazzolo Y., Jambrecina A., Salamand C., Saville M. Safety and immunogenicity of a quadrivalent inactivated influenza vaccine in adults. Vaccine. 2013;31(47): p.5572-5578.
  • Haber P., Moro P.L., Lewis P., Woo E.J., Jankosky C., Cano M. Post-licensure surveillance of quadrivalent inactivated influenza (IIV4) vaccine in the United States, Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS), July 1, 2013-May 31, 2015. Vaccine. 2016;34(22): p.2507-2512.
  • Vellozzi C., Iqbal S., Broder K. Guillain-Barre syndrome, influenza, and influenza vaccination: the epidemiologic evidence. Clinical infectious diseases : an official publication of the Infectious Diseases Society of America. 2014;58(8): p.1149-1155.
  • Lasky T., Terracciano G.J., Magder L., Koski C.L., Ballesteros M., Nash D., et al. The Guillain-Barre syndrome and the 1992-1993 and 1993-1994 influenza vaccines. The New England journal of medicine. 1998;339(25): p.1797-1802.
  • Sivadon-Tardy V, Orlikowski D, Porcher R, Sharshar T, Durand MC, Enouf V, et al. Guillain-Barre syndrome and influenza virus infection. Clinical infectious diseases. 2009; 48(1): p.48-56.