Infections à papillomavirus humain (HPV)

Envoyer par email

Séparez les adresses par des virgules

Mis à jour le

L’infection à Papillomavirus humains (HPV) touchera la très grande majorité des personnes au cours de leur vie et survient rapidement après le début de la vie sexuelle. Les préservatifs protègent partiellement contre l’infection et la vaccination reste le mode de protection le plus efficace.

La vaccination contre les infections à HPV est recommandée en France pour l’ensemble des filles et des garçons âgés de 11 à 14 ans avec un schéma à 2 doses. Par ailleurs, dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les jeunes femmes et les jeunes hommes entre 15 et 19 ans révolus selon un schéma à 3 doses. Il existe des recommandations particulières pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les patients immunodéprimés.

Depuis 2019, toutes les nouvelles vaccinations doivent être initiées avec le vaccin Gardasil 9®.

Campagne  2023-2024 de vaccination en milieu scolaire

En février 2023, le Président de la République a annoncé la mise en place d'une campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humains dans les collèges pour l'ensemble des élèves de 11 à 14 ans. Cette campagne a été lancée le 4 septembre 2023 par le ministre de la santé et le ministre de l'éducation nationale.

Dès les premiers jours de la rentrée, les élèves ont reçu un kit, à remettre à leurs parents, contenant un document d’information sur la campagne de vaccination, un dépliant de l’Institut national du cancer (INCa) sur la vaccination contre les HPV et les cancers que cette vaccination prévient. Ce kit comprend également un formulaire d’autorisation parentale.

L’ANSM a publié le 29 avril 2024, un bilan qui montre qu’aucun signal de sécurité n’a été détecté avec ce vaccin dans le cadre de la campagne. Les cas déclarés sont majoritairement des effets post-vaccinaux connus et non graves de Gardasil 9.

Près de deux cents types de papillomavirus (HPV) sont connus chez l’Homme. Leur transmission se fait à la fois par voie muqueuse et par voie cutanée. Parmi eux, quarante sont à tropisme génital préférentiel, et une douzaine, dits « à haut risque oncogène », sont associés à des cancers affectant les épithéliums malpighiens du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, de la verge, de l’anus et de la sphère oro-pharyngée.

Les vaccins sont dirigés contre certains types de papillomavirus : ce sont des vaccins essentiellement préventifs, c’est-à-dire dont l’efficacité a été démontrée lorsqu’ils sont administrés avant l’infection par les types de HPV contenus dans ces vaccins.

Les vaccins contre les HPV sont destinés à la prévention primaire des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus, de la vulve et du vagin, et de l’anus dus aux HPV dans l’objectif d’en réduire l’incidence. 

Les données préliminaires ont montré que la vaccination était efficace pour prévenir les infections orales persistantes à HPV, ce qui est en faveur d’une réduction du risque de cancer oropharyngé lié aux HPV. En raison d’un recul encore insuffisant pour mesurer l’efficacité sur les cancers oropharyngés, ces vaccins n’ont pas à ce jour en Europe d’indication pour la prévention des cancers oro-pharyngés.

Place du frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus
La vaccination contre les infections à papillomavirus ne se substitue pas au dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus chez les femmes de 25 à 65 ans par le frottis cervico-utérin (FCU), y compris chez les femmes vaccinées, mais vient renforcer les mesures de prévention. À partir de 25 ans, toutes les femmes vaccinées ou non vaccinées doivent continuer à bénéficier du dépistage selon les recommandations en vigueur.

Le vaccin contre Les infections à papillomavirus humains (HPV)

Clinique

L’infection à HPV est une des trois infections sexuellement transmissibles (IST) les plus fréquentes dans la population sexuellement active : la très grande majorité des personnes ayant des relations sexuelles seront infectées par ces virus. Tout contact sexuel, avec ou sans pénétration, est associé à un risque d’infection.

Quel que soit le type de HPV considéré, la primo-infection est inapparente. Après celle-ci, la durée médiane de portage du virus est d’environ quinze mois au niveau du col de l’utérus et douze mois au niveau de l’anus. Ce portage évolue dans plus de 90% des cas vers la clairance virale.

Dans un faible pourcentage de cas, l’infection persiste, d’abord sans conséquence cytologique ou histologique, puis se traduisant par des lésions histologiques précancéreuses pour lesquelles existe une classification précise (HSIL/LSIL : lésions malpighiennes intraépithéliales de haut grade/bas grade).

Toutes ces lésions précancéreuses ont une probabilité importante (de 32 à 57% selon la lésion) de régresser spontanément, d’autant plus s’il s’agit de lésions de bas grade. Dans le cas contraire, un cancer peut se développer quinze à vingt-cinq ans après l’infection.

Tous les cancers du col de l’utérus et 90% des cancers de l’anus résultent ainsi d’une infection par un HPV ; les HPV 16 et 18 sont en cause dans environ 70% des cancers du col de l’utérus, et le HPV 16 dans 89 % des cancers de l’anus.

L’implication des infections à HPV, en particulier la souche HPV 16, dans l’apparition de cancer d’autres sites (la verge, la vulve, le vagin, le larynx et la sphère oro-pharyngée (oropharynx, amygdale, base de la langue)) a également été établie. Notamment, il est estimé que 35% des cancers oro-pharyngés sont attribuables aux infections HPV en France.

Les génotypes HPV inclus dans le vaccin nonavalent sont associés à environ 90% des cancers du col de l’utérus,  80% des cancers de l’anus, 55-60% des cancers du vagin, 50% des cancers de la verge, 40% des cancers de la vulve (données mondiales).

Les condylomes (verrues ano-génitales ou végétations vénériennes), sont dus à l’infection par des HPV à faible risque oncogène, le plus souvent les types 6 et 11. Ces deux types sont responsables de 90% des condylomes génitaux. La transmission sexuelle des condylomes ano-génitaux est bien documentée. Elle nécessite un dépistage des partenaires sexuels et la recherche d’autres maladies sexuellement transmissibles associées. Le délai entre l’acquisition de l’infection HPV et l’apparition des condylomes acuminés est, en moyenne, de trois mois (trois semaines à huit mois). Les condylomes ano-génitaux sont des lésions fréquentes souvent récidivantes après traitement, et pouvant retentir sur la vie sexuelle et psychoaffective même si elles sont considérées comme bénignes.

 

Epidémiologie/Couverture vaccinale

Epidémiologie

On estime que près de 80% des adultes ont au moins une infection à HPV dans leur vie. Plus de 60% des primo-infections surviennent dans les cinq ans suivant les premiers rapports sexuels.

En 2014, la probabilité d'être infecté par un virus HPV avait été estimée à 85% chez les femmes et 91% chez les hommes.

Une métanalyse parue en 2023 a montré que près d’un homme sur trois dans le monde est infecté par au moins un type de virus HPV à tropisme génital et qu'environ un homme sur cinq est infecté par un ou plusieurs types de HPV. La prévalence du HPV est élevée chez les hommes de plus de 15 ans. Les hommes sexuellement actifs, quel que soit leur âge, constituent un réservoir important d'infection génitale au HPV.

L’incidence annuelle des condylomes ano-génitaux est très élevée et en augmentation dans les pays développés depuis trente ans.

Le cancer du col de l’utérus est, en France, le 12ème cancer féminin pour le nombre de cas incidents, avec environ 3000 nouveaux cas et environ 1100 décès chaque année. C’est un cancer de relativement bon pronostic même si celui-ci se dégrade avec un taux de survie à 5 ans de 63% pour la période 2010/2015 ; ce taux était de 68% sur la période 1989/1993. Cette baisse est un effet « paradoxal » du dépistage sur la survie : grâce au dépistage permettant un diagnostic et un traitement au stade précoce de lésions précancéreuses, les cancers sont désormais détectés à un stade plus avancé (chez des femmes non dépistées), entrainant une baisse mécanique du taux de survie.

Le cancer de l’anus est un autre cancer fréquent lié au HPV, dont l’incidence est en augmentation. Environ 2000 cas (dont 75 % chez les femmes) sont maintenant diagnostiqués chaque année. Ce cancer peut affecter les hommes et les femmes, avec un risque plus élevé pour les personnes vivant avec le VIH, les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et les patients ayant eu une transplantation d’organe solide.

Couverture vaccinale 

Chez les jeunes filles,  la vaccination a été recommandée et introduite dans le calendrier vaccinal en décembre 2006.

Le taux de couverture vaccinale progresse régulièrement mais reste insuffisant ; en 2022, il était de 47,8% pour une dose chez les filles âgées de 15 ans et 41,5% pour le schéma complet chez les filles âgées de 16 ans. Les estimations départementales montrent que les jeunes filles sont globalement moins bien vaccinées au sud de la Loire qu’au nord. Les couvertures sont très faibles dans les DROM.

Evolution des couvertures vaccinales (%) contre les papillomavirus humains chez la jeune fille « 1 dose » à 15 ans, France, 2012-2022. Source : SNDS-DCIR, Santé publique France. Données mises à jour au 31/12/2022
Evolution des couvertures vaccinales HPV chez la jeune fille

Chez les garçons, la vaccination est recommandée depuis le 1er janvier 2021. En 2022, la couverture vaccinale 1 dose à 15 ans pour les garçons était de 12,8%. La couverture vaccinale 2 doses à 16 ans (schéma complet) était de 8,5%.

Les couvertures vaccinales contre les infections à Papillomavirus chez le garçon restent particulièrement faibles dans les DROM (moins de 5% pour la première dose pour chacun des territoires) ainsi qu’en Corse (5,8%) et en Provence Alpes Côte d’Azur (9,3%).

Couvertures vaccinales (%) départementales contre les papillomavirus humains chez le jeune garçon « 1 dose » à 15 ans, France, 2022. Source : SNDS-DCIR, Santé publique France. Données mises à jour au 31/12/2022
Evolution des couvertures vaccinales (%) contre les papillomavirus humains chez le jeune garçon   « 1 dose » à 15 ans, France, 2012-2022

La vaccination contre les virus HPV a été recommandée initialement uniquement chez les jeunes filles, et introduite dans le calendrier vaccinal en décembre 2006.

Cependant les jeunes garçons et jeunes hommes participent autant à la transmission de l’infection dans la population et sont aussi touchés par les infections à HPV et leurs conséquences. Le HCSP avait recommandé en 2016 la vaccination des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes jusqu'à l'âge de 26 ans. Puis comme dans de nombreux pays, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé en 2019 la vaccination à l’ensemble des jeunes garçons.

Vacciner tous les garçons avant le début de leur vie sexuelle permet de les protéger tous contre la survenue de lésions, sans discrimination et sans stigmatisation des choix sexuels. La vaccination des garçons permet de protéger indirectement les femmes.

La vaccination de tous les garçons est donc recommandée en France depuis le 1er janvier 2021.

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

La vaccination contre les infections à Papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour toutes les jeunes filles et les jeunes garçons âgés de 11 à 14 ans. 

Par ailleurs, dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les jeunes femmes et les jeunes hommes entre 15 et 19 ans révolus .

Toute nouvelle vaccination doit être initiée avec le vaccin Gardasil 9®

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES

La vaccination contre les HPV est également recommandée :

  • Dès l’âge de 9 ans jusqu’à l’âge de 19 ans, chez les enfants (garçons et filles) candidats à une transplantation d’organe solide ;
  • Chez les garçons et les filles immuno-déprimés, aux mêmes âges que dans la population générale, avec un rattrapage jusqu’à l’âge de 19 ans.
  • Jusqu’à l’âge de 26 ans, chez les hommes ayant ou ayant eu des relations sexuelles avec des hommes.

Grossesse et allaitement :  Les vaccins anti-HPV ne sont pas recommandés chez les femmes enceintes. Cependant, dans le cadre de 16 essais contrôlés randomisés portant sur plus de 25000 participantes, aucun problème spécifique de sécurité n’a été identifié concernant l’issue de la grossesse, les avortements spontanés, les fausses couches, les mort-nés ou le développement fœtal. L’administration de vaccins anti HPV aux femmes allaitantes ne compromet pas la sécurité de l’allaitement pour la mère ou le nourrisson.

SCHÉMA DE VACCINATION

Le schéma de vaccination diffère selon le vaccin utilisé.

Toute nouvelle vaccination doit être initiée avec le vaccin Gardasil 9® pour les adolescents non antérieurement vaccinés.

Gardasil 9® :

  • Vaccination débutée entre 11 et 14 ans révolus : 2 doses espacées de cinq mois à treize mois. Si la deuxième dose est administrée moins de 5 mois après la première dose, une troisième dose devra être administrée.
  • Vaccination débutée entre 15 et 19 ans révolus : 3 doses administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois : M0, M2, M6. Les trois doses doivent être administrées en moins d’un an.
  • Pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) jusqu’à 26 ans révolus : 3 doses administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois : M0, M2, M6.

En cas de retard dans la 2e ou 3e injection, la vaccination sera simplement complétée de la ou des dose(s) manquante(s).

Les vaccins ne sont pas interchangeables, et toute vaccination initiée avec le Gardasil 9® ou le Cervarix® devra être poursuivie avec le même vaccin tant qu'il sera disponible.

À noter : l’une des doses de la vaccination contre les infections à HPV peut être administrée au même moment que le rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite-coqueluche prévu entre 11 et 13 ans mais dans un site séparé, ou avec un vaccin contre l’hépatite B dans le cadre du rattrapage vaccinal.

Les vaccins contre les papillomavirus induisent chez les adolescentes et les jeunes femmes des anticorps spécifiques de chacun des types viraux. 

Les données de suivi de l’efficacité des différents vaccins ont dans un premier temps montré qu’ils permettaient la prévention des infections persistantes à HPV, des condylomes et des lésions intra-épithéliales de tout grade du col de l’utérus. En 2019, une revue systématique a inclus 65 articles couvrant 60 millions de personnes suivies jusqu’à 8 ans après la vaccination. Elle confirmait l’impact du vaccin contre les HPV sur les infections à HPV 16/18 (baisse de 83% chez les jeunes femmes de 13-19 ans), sur les dysplasies (baisse de 51% chez les jeunes femmes de 15-19 ans), ainsi que sur les diagnostics de condylomes chez les filles (baisse de 67% chez les jeunes femmes de 15-19 ans) et chez les garçons (baisse de 48 % chez les garçons de 15-19 ans).

Plusieurs études publiées depuis 2020 ont ensuite montré l’impact de la vaccination sur l’incidence des cancers du col de l’utérus.

  • En Suède, la vaccination par le Gardasil® (quadrivalent) a débuté en 2009. En 2020 il a été observé une diminution de 88% des cancers du col de l’utérus chez les femmes vaccinées avant l’âge de 17 ans, et de 53% chez celles qui avaient été vaccinées entre 17 et 30 ans.
  • En Angleterre, le vaccin bivalent a été introduit en 2008. En 2021, les résultats montraient une diminution de 87% de l’incidence des cancers du col chez les femmes vaccinées entre 12 et 13 ans, et de 34% chez celles qui avaient été vaccinées entre 16 et 18 ans.
  • Au Danemark, la vaccination a été introduite en 2009. Dans une étude publiée en 2021, le risque de cancer du col était 7 fois plus élevé chez les femmes non vaccinées que chez les femmes vaccinées avant 17 ans et 3 fois plus élevé chez les femmes non vaccinées que chez celles vaccinées entre 17 et 20 ans.

Chez des hommes adultes de 18 à 33 ans, une étude aux USA publiée en 2018 a montré la diminution de 88,2% des infections orales à HPV liées aux génotypes vaccinaux.

Ces résultats confirment l’importance de la vaccination avant le début de la vie sexuelle, son efficacité diminuant au fur et à mesure que les femmes rencontrent les différents HPV contenus dans le vaccin.

Plusieurs essais internationaux étaient en cours en 2022 pour évaluer l’efficacité de la vaccination contre les HPV en prévention des infections orales et des lésions cancéreuses de la tête et du cou.

L’Organisation Mondiale de la santé (OMS) a publié fin 2022 une note de synthèse sur les vaccins anti- HPV. Il y est notamment indiqué qu’une dose unique de vaccin anti-HPV est suffisante pour induire chez les femmes une protection analogue à celle d’un schéma multi-doses contre les infections initiales et persistantes à HPV. Le schéma à dose unique peut présenter des avantages dans certains pays sur le plan programmatique, être une solution plus efficace et abordable et contribuer à une meilleure couverture.

L’Agence européenne du médicament (EMA) ne s’étant pas encore prononcée, le schéma vaccinal à dose unique n’est pas recommandé en France.

Par contre on ne dispose que de données limitées sur les résultats de la vaccination anti-HPV à dose unique chez les hommes.

Trois vaccins contre les Papillomavirus ont une AMM en Europe :

  • le vaccin nonavalent [HPV 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58] Gardasil 9®, AMM le 10 juin 2015 ;
  • le vaccin bivalent [HPV 16, 18] Cervarix®, AMM le 20 septembre 2007 mais qui n'est plus recommandé en France ;
  • le vaccin quadrivalent [HPV 6, 11, 16, 18] Gardasil®, AMM le 20 septembre 2006 mais qui n’est plus commercialisé depuis le 30 décembre 2020 en France. 

Les vaccins papillomavirus sont des vaccins recombinants, composés de protéines L1 de capside sous forme de pseudo-particules virales entraînant la synthèse d’anticorps neutralisants. Le Gardasil 9® est produit sur levures (Saccharomyces cerevisiae), le Cervarix® sur cellules d’insectes (système baculovirus). La composition en substances actives et en adjuvant est présentée dans le tableau ci-dessous.

Nom du vaccin

Quantité de protéine L1 par dose

Adjuvant

Gardasil 9®

Type 6 : 30 μg

Type 11 : 40 μg

Type 16 : 60 μg

Type 18 : 40 μg

Type 31 : 20 μg

Type 33 : 20 μg

Type 45 : 20 μg

Type 52 : 20 μg

Type 58 : 20 μg

Hydroxyphosphate d’aluminium : 500 µg

 

Télécharger et imprimer ce tableau

Ce vaccin préventif est indiqué pour la prévention des lésions précancéreuses et les cancers du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus, des lésions génitales externes ou condylomes acuminés liés à un papillomavirus humain contenu dans les vaccins respectifs.

Nom commercial*

Gardasil 9®

Maladies
concernées

Infections à papillomavirus humain (HPV)

Type de vaccin Nonavalent
Pour qui ? Enfants de 11 à 15 ans, adultes jusqu’à 19 ans**
Remboursement** Pris en charge à 65% par l’assurance maladie***
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Gardasil 9®

Infections à papillomavirus humain (HPV)

Nonavalent Enfants de 11 à 15 ans, adultes jusqu’à 19 ans** Pris en charge à 65% par l’assurance maladie***

* Cliquez sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.
** Chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, vaccination recommandée jusqu'à 26 ans révolus.
*** Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires-santé (mutuelles).

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients du vaccin.

Il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Données issues des essais cliniques

Gardasil 9®

Dans le cadre du développement clinique du Gardasil 9®, sa tolérance a été évaluée sur plus de 15 000 sujets. Son profil de sécurité d’emploi avait été comparé à ceux du Gardasil® et du Cervarix® avec une prédominance de réactions transitoires et bénignes au site d’injection telles que douleur, gonflement et érythème. Cependant parmi les sujets de sexe féminin d’âge compris entre 9 et 26 ans, les gonflements et érythèmes locaux sont plus fréquents dans le groupe Gardasil 9® que dans  le groupe Gardasil® (gonflement 40,3% vs 29,1% et érythème 34,0% vs 25,8% respectivement). Chez les garçons, la fréquence des réactions au site d’injection est moins importante ; dans le groupe Gardasil 9®, elle est de 26,9% pour les gonflements et de de 24,9% pour les érythèmes.  

Les données de tolérance issues d’une étude européenne multicentrique contrôlée randomisée en double-aveugle, menée chez 603 sujets de sexe féminin âgés de 9 à 16 ans, rapportent principalement des gonflements au site d’injection de fréquence plus élevée dans le groupe Gardasil 9 vs le groupe Gardasil® (47,8% vs 36,0% ; p=0.003). Dans cette étude, les réactions systémiques transitoires les plus fréquemment rapportées étaient des céphalées (11,4% vs 11,3%), fièvres (5,0% vs 2,7%), nausées (3,0% vs 3,7%) et douleurs abdominales hautes (1,7% vs 1,3%).

Cervarix®

Le profil de sécurité d’emploi de Cervarix® avait été évalué sur un total de plus de 16 000 sujets. L’analyse de l’ensemble des données suggérait une tolérance globale satisfaisante avec, tout comme pour le Gardasil®, une prédominance de réactions au point d’injection notamment la douleur, plus fréquemment rapportées dans le groupe Cervarix® comparé au groupe contrôle qui recevait le vaccin de l’hépatite A. Par ailleurs, des effets systémiques tels que myalgies et arthralgies étaient également plus fréquemment rapportés dans le groupe Cervarix® comparé au groupe contrôle (vaccin hépatite A).

Données de terrain

Une étude réalisée conjointement par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Assurance Maladie, portant sur une cohorte de 2,2 millions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans, a montré que la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) par Gardasil® ou Cervarix® n’entraîne pas d’augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes, confirmant ainsi les données de la littérature française et internationale. Toutefois, cette étude était en faveur d’une très faible augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré (SGB) à hauteur de 1 à 2 cas pour 100 000 filles vaccinées. Les deux institutions avaient donc estimé que les résultats de cette étude ne remettaient pas en cause la balance bénéfice-risque pour les vaccins concernés.

Une méta analyse européenne a analysé les articles parus entre 2000 et 2019 recensant le risque de SGB et conclu que le risque absolu de survenue d’un SGB, s’il existe, était très faible.

Aux Etats Unis, où plus de 135 millions de doses de vaccins ont été administrées, le Center for Disease control (CDC) conclut à la sécurité des vaccins contre les virus HPV.

L’OMS indique en 2022 que depuis l’homologation des premiers vaccins contre les papillomavirus en en 2006, plus de 500 millions de doses ont été distribuées. La surveillance post homologation n’a relevé aucun problème de sécurité grave à ce jour, à l’exception de rares cas d’anaphylaxie.

Au total, les effets secondaires les plus fréquemment rencontrés sont :

  • Une douleur, une rougeur, un gonflement au niveau du point d’injection ;
  • Des nausées et des maux de tête ;
  • Des malaises, des étourdissements, et des syncopes (surtout chez les adolescents).

Des réactions allergiques sévères sont possibles mais exceptionnelles.

Les effets indésirables doivent être déclarés au centre régional de pharmacovigilance correspondant au lieu d’exercice du médecin-traitant/spécialiste du patient.

Depuis le 13 mars 2017, les professionnels de santé ou les usagers peuvent signaler, en quelques clics, aux autorités sanitaires tout événement indésirable sur le site signalement-sante.gouv.fr, dont les effets indésirables, incidents ou risques d'incidents liés aux produits de santé.

L’ANSM a publié le 14 novembre 2023, des recommandations sur la nécessité d’une surveillance de 15 minutes après l’injection. Les personnes vaccinées doivent rester allongées (sur des tapis de sol ou couvertures) ou assises par terre adossées à un mur dans un espace dégagé.

Le vaccin se présente sous forme d’une seringue pré-remplie de 0,5 ml.

Pour les enfants de onze ans et plus, le vaccin contre les infections à HPV est prescrit par un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un infirmier.

Lorsqu'il est indiqué chez un enfant de moins de onze ans, il doit être prescrit par un médecin ou une sage-femme.

Il est pris en charge à 65% par l’Assurance Maladie, le montant restant étant généralement remboursé par les complémentaires-santé (mutuelles).

Le vaccin est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre +2°C et +8°C. Il ne doit pas être congelé.

Pour les enfants de onze ans et plus, la vaccination peut être réalisée par un médecin, un infirmier, un pharmacien ou une sage-femme.

Pour les enfants de moins de onze ans, la vaccination peut être réalisée par un infirmier sur prescription médicale.

La vaccination peut être réalisée en libéral, à l’hôpital, en pharmacie, dans un laboratoire de biologie médicale ou dans un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd), un centre de planification familiale et certains centres de vaccination publics.

Le vaccin est administré par voie intramusculaire.

Il est conseillé de conserver la personne vaccinée pendant 15 mn en observation.

L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance Maladie et les complémentaires-santé dans les conditions habituelles.

Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics, les Cegidd et les centres de planification familiale.

La vaccination doit être inscrite dans le carnet de santé, et sur le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ». 

Administration avec d’autres vaccins

L’une des doses de la vaccination contre les infections à HPV peut être administrée au même moment que le rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite-coqueluche prévu entre 11 et 13 ans ou avec un vaccin de l’hépatite B  dans le cadre du rattrapage vaccinal, , et en des sites d'injection différents.

Vaccination et don du sang

Le don du sang est autorisé après la vaccination contre les infections à HPV.

Revue générale

Clinique

Epidémiologie/couverture vaccinale

Recommandations générales

Dépistage

Efficacité/Impact

Pharmacovigilance

Effets indésirables