Grippe saisonnière

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L’épidémie de grippe saisonnière en France métropolitaine survient chaque année au cours de l’automne et de l’hiver et touche entre 2 et 6 millions de personnes. Plus de 90% des décès liés à la grippe (9 000 en moyenne en France) surviennent chez des personnes de plus de 65 ans.
La vaccination contre les virus grippaux saisonniers concerne les personnes fragilisées vis-à-vis de l’infection et à risque de complications, notamment les personnes âgées, celles atteintes de certaines maladies chroniques, les femmes enceintes et les personnes obèses.
La grippe est une infection respiratoire aiguë contagieuse, cosmopolite, due à un virus non spécifique de l’homme, Myxovirus influenzae, dont il existe trois types, A, B et C, tous pathogènes, sans immunogénicité croisée entre eux. Le type A est le plus virulent et le seul responsable de pandémie.

Clinique

Après une incubation de vingt-quatre à quarante-huit heures, le début de la maladie est le plus souvent brutal et se caractérise par une fièvre élevée, des frissons, une asthénie intense, des courbatures, des céphalées, des douleurs diverses. On observe souvent des signes d’irritation laryngo-trachéale, bronchique ou conjonctivale. Fièvre et douleurs durent trois ou quatre jours et la courbe thermique peut revêtir un aspect diphasique. Une guérison rapide est habituelle, mais la convalescence est longue, avec une asthénie persistante.

La létalité peut être élevée aux âges extrêmes de la vie et chez les sujets atteints de certaines pathologies : respiratoires, cardio-vasculaires, rénales, diabète, etc. La gravité de la maladie peut être due au virus lui-même (formes «toxiques») mais, le plus souvent, à la décompensation d’une pathologie sous-jacente ou à une surinfection bactérienne. Les formes frustres ou inapparentes sont fréquentes.

Le diagnostic peut être confirmé à partir d’un prélèvement fait dans les trois premiers jours qui suivent l’apparition des signes cliniques, par un écouvillonnage rhino-pharyngé permettant un diagnostic de grippe et un typage du virus par PCR. La réalisation d’un prélèvement est particulièrement utile en début d'épidémie afin de confirmer le diagnostic de grippe, mais également en phase épidémique, notamment chez des personnes à risque de complications liées à la grippe.

Épidémiologie/Couverture vaccinale

Les épidémies surviennent chaque année pendant l’hiver, sauf dans les zones géographiques à climat tropical et lors de certaines pandémies.

Bien que la grippe soit une maladie généralement bénigne, elle est responsable, chaque année, de l’augmentation notable de l’activité des structures de soins pendant l’épidémie ainsi que d’un nombre élevé d’hospitalisations et de décès, particulièrement chez les personnes les plus fragiles.

Elle constitue donc un problème majeur de santé publique, contre lequel la vaccination est l’outil de lutte le plus efficace que nous ayons à notre disposition à ce jour, malgré ses limites.

Le vaccin contre La grippe saisonnière

L’objectif fixé par la loi de santé publique de 2004 est d’atteindre une couverture vaccinale d’au moins 75% pour tous les groupes cibles pour lesquels cette vaccination est recommandée, y compris en milieu professionnel.

Jusqu’à présent, les taux de couverture vaccinale observés sont toujours inférieurs à la valeur cible de 75%, quel que soit le groupe cible.

Les recommandations concernant la vaccination contre les virus grippaux saisonniers peuvent évoluer en fonction de données épidémiologiques.

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

Une vaccination tous les ans contre la grippe est recommandée pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus.

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES

La vaccination contre la grippe est recommandée :

  • aux femmes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse ;
  • à toute personne âgée de plus de 6 mois si elle présente l’une des maladies suivantes :
    • affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l’ALD 14 (asthme et BPCO),
    • insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle qu’en soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique,
    • maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l’ALD mais susceptibles d’être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyperréactivité bronchique,
    • dysplasies broncho-pulmonaires,
    • mucoviscidose,
    • cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque,
    • insuffisances cardiaques graves,
    • valvulopathies graves,
    • troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours,
    • maladies des coronaires,
    • antécédents d’accident vasculaire cérébral,
    • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot),
    • paraplégies et tétraplégies avec atteinte diaphragmatique,
    • néphropathies chroniques graves,
    • syndromes néphrotiques,
    • drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose,
    • diabètes de type 1 et de type 2,
    • déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantation d’organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines ; personnes infectées par le VIH quel que soit leur âge et leur statut immunovirologique ;
  • aux personnes en situation d’obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m2, sans pathologie associée ou atteinte d’une pathologie autre que celles citées ci-dessus ;
  • aux personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement, quel que soit leur âge ;
  • à l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois qui présentent des facteurs de risque de grippe grave : prématurés, enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d’une affection de longue durée (ALD).

EN MILIEU PROFESSIONNEL

En milieu professionnel, la vaccination est également recommandée aux personnes susceptibles de disséminer le virus :

  • les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère. La forte incitation à la vaccination du personnel soignant vise à les protéger de la grippe lors de contacts avec des patients atteints, mais aussi et surtout, à limiter la dissémination du virus à partir du personnel infecté vers des personnes à risque de grippe grave ;
  • le personnel navigant des bateaux de croisière et des avions, et le personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides).

CHEZ LES VOYAGEURS

La vaccination contre la grippe est recommandée chez toutes les personnes concernées par les recommandations générales, en particulier lorsqu’elles participent à un voyage, notamment en groupe ou en bateau de croisière.

SCHÉMA DE VACCINATION

Vaccins tétravalents contre la grippe saisonnière : trois vaccins grippaux tétravalents disposent d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ; il s’agit des vaccins : Influvac Tetra®, Vaxigrip Tetra®, Fluarix Tetra®.

Vaccin trivalent : Influvac®

  • de 6 mois à 35 mois (dose à 0,25mL) : 1 ou 2 demi-doses (2 doses à un mois d’intervalle en primovaccination, 1 dose en rappel annuel) ;
  • de 3 à 8 ans (dose à 0,5mL) : 1 ou 2 doses (2 doses à un mois d’intervalle en primovaccination, 1 dose en rappel annuel) ;
  • à partir de 9 ans (dose à 0,5mL) : 1 dose en rappel annuel.

Vaccins tétravalents : Fluarix Tetra® et Vaxigrip Tetra®

  • de 6 mois à 35 mois (dose de 0,5mL) : 1 ou 2 doses (2 doses à un mois d’intervalle en primovaccination, 1 dose en rappel annuel). La vaccination avec les vaccins grippaux quadrivalents est effectuée avec une dose entière dès l’âge de 6 mois ;
  • de 3 à 8 ans (dose de 0,5mL) : 1 ou 2 doses (2 doses à un mois d’intervalle en primovaccination, 1 dose en rappel annuel) ;
  • à partir de 9 ans (dose de 0,5mL) : 1 dose en rappel annuel.

Vaccin tétravalent : Influvac Tetra®

  • à partir de 18 ans (dose de 0,5mL) : 1 dose en rappel annuel.

L’efficacité du vaccin contre la grippe et son impact sur l’épidémiologie de la grippe sont difficiles à évaluer. Ils peuvent varier considérablement d’une année à l’autre, notamment en raison de la capacité des virus grippaux à évoluer rapidement, qui peut avoir une répercussion sur l’adéquation entre les souches vaccinales et les virus grippaux circulants. Par ailleurs, il arrive que la souche vaccinale de type B du vaccin trivalent (seul vaccin disponible en France jusqu’en 2018-2019) soit d’un lignage différent de celui du virus B qui circule, ce qui induit alors une inadéquation vaccinale. L’introduction du vaccin tétravalent à partir de la saison 2018-2019, qui comporte deux souches vaccinales différentes correspondant aux deux lignages B, devrait ainsi avoir un impact sur l’efficacité vaccinale contre les virus B en limitant le risque d’inadéquation vaccinale contre ces virus grippaux.

Une revue systématique de la littérature sur l’efficacité vaccinale tous âges, couvrant la période 2006-2015, a donné les estimations suivantes par sous-type viral : 54% [46 ; 61] contre les virus influenza de type B, 33% [26 ; 39]) contre le virus A (H3N2) et 61% [57; 65]) contre le virus A (H1N1)pdm2009. Les résultats pour les personnes âgées de plus de 60 ans et plus sont de 63% [33 ; 79] pour les virus de type B, 24% [-6; 45] pour les virus H3N2 et 62% [36; 78] pour le virus H1N1pdm09.

En France, l’efficacité du vaccin grippal contre les décès toutes causes confondues chez les personnes âgées de 65 ans et plus a été estimée à 36% entre juillet 2000 et mai 2009, pour une couverture vaccinale de 63% en moyenne, ce qui correspond à plus de 2 000 décès évités liés à la grippe.

Les vaccins utilisés sont des vaccins préparés à partir de virus cultivés sur œufs de poule embryonnés exempts du virus de leucose aviaire. Les vaccins antigrippaux ne contiennent aucun adjuvant. La tolérance locale et générale est très bonne. La durée de protection est courte nécessitant des rappels chaque année, indépendamment des modifications épidémiologiques du virus.

Il existe deux types de vaccin grippal :

  • les vaccins inactivés injectables : les vaccins sont composés soit d’antigène de surface du virus grippal, soit de virion fragmenté ;
  • le vaccin vivant atténué.

Chaque année, depuis des décennies, le vaccin contre la grippe est composé de trois souches de virus différentes : l’une de sous-type A (H1N1), l’autre de sous-type A (H3N2), et la troisième de type B.

Actuellement des vaccins grippaux tétravalents sont disponibles. Par rapport aux vaccins trivalents, ils contiennent une souche B additionnelle. En effet, depuis 1985, deux lignées de virus de la grippe type B, différentes sur le plan phylogénétique et antigénique, circulent concomitamment ou alternativement pendant les saisons épidémiques (lignée B/Yamagata et lignée B/Victoria).

Le choix des souches vaccinales est adapté chaque année en fonction des données épidémiologiques. Il est déterminé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la saison grippale suivante :

  • en février-mars pour l’hémisphère Nord ;
  • en octobre pour l’hémisphère Sud, en sachant que pour les deux hémisphères le choix des souches est fait en vue de la prochaine saison grippe et entériné par l’Agence européenne du médicament (EMA).

Le tableau ci-dessous précise la composition des vaccins selon les souches.

Tableau. Composition en substances actives des vaccins trivalents grippaux par dose pour chacune des souches.

Vaccins inactivés

Vaccin atténué

Forme pharmaceutique

Suspension injectable (intramusculaire)

Suspension pour pulvérisation nasale

Quantité en antigènes par souche de dose

15 µg d’hémagglutinine (Ha) pour 0,5 ml

107,0 ± 0,5 unités formant foyer pour 0,2 ml

Télécharger et imprimer ce tableau

Vaccins disponibles pour la saison grippale 2018-2019.

En 2018, trois vaccins grippaux tétravalents disposent d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) : il s’agit des vaccins Influvac Tetra®, Vaxigrip Tetra®, Fluarix Tetra®.

Nom commercial*

Vaxigrip tetra®

Maladies
concernées

Grippe saisonnière

Type de vaccin Tétravalent
Pour qui ? Enfants à partir de 6 mois, adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**
Nom commercial*

FluarixTetra ®

Maladies
concernées

Grippe saisonnière

Type de vaccin Tétravalent
Pour qui ? Enfants à partir de 6 mois, adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**
Nom commercial*

Influvac tetra®

Maladies
concernées

Grippe saisonnière

Type de vaccin Tétravalent
Pour qui ? Adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**
Nom commercial*

Influvac®

Maladies
concernées

Grippe saisonnière

Type de vaccin Trivalent
Pour qui ? Enfants à partir de 6 mois, adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Vaxigrip tetra®

Grippe saisonnière

Tétravalent Enfants à partir de 6 mois, adultes Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**

FluarixTetra ®

Grippe saisonnière

Tétravalent Enfants à partir de 6 mois, adultes Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**

Influvac tetra®

Grippe saisonnière

Tétravalent Adultes Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**

Influvac®

Grippe saisonnière

Trivalent Enfants à partir de 6 mois, adultes Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les personnes à risque**

*Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.

**L’assurance maladie prend en charge le vaccin contre la grippe saisonnière à 100% pour les personnes chez qui elle est recommandée (voir recommandations dans l'onglet "Indications").

Il convient de se référer au RCP de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Le vaccin est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité avérée aux substances actives, à l’un des excipients, aux œufs, aux protéines de poulet, aux substances présentes à l’état de traces, tels certains antibiotiques.

Le vaccin Fluenz Tetra®, comme tout vaccin vivant, ne doit pas être utilisé chez les enfants immunodéprimés, ni chez les personnes de leur entourage, ni au cours de la grossesse. Il peut cependant être utilisé chez les enfants infectés par le VIH sans immunodépression sévère (c’est-à-dire lymphocytes CD4 > 15% chez les enfants âgés de moins de 5 ans ou CD4 > 200/mm3 chez les enfants âgés de plus de 5 ans).
Ce vaccin n'est pas disponible pour la saison 2018-2019.

À noter : interférence avec des tests sérologiques
Après vaccination antigrippale, il a été observé des réponses faussement positives aux tests sérologiques utilisant la méthode ELISA pour détecter les anticorps contre HIV1, hépatite C, et surtout HTLV1. Infirmées par le Western Blot, ces réactions transitoires faussement positives seraient dues à la réponse IgM induite par la vaccination.

Il convient de se référer au RCP de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Le profil de tolérance des vaccins grippaux quadrivalents est comparable à celui des vaccins trivalents qu’ils soient vivants atténués ou inactivés.

  • Les données de tolérance du Fluenz Tetra®, vaccin grippal quadrivalent vivant atténué intranasal, issues d’une étude en double-aveugle randomisée menée chez plus de 2 000 sujets d’âge compris entre 2 et 17 ans montre un profil de sécurité d’emploi similaire au Fluenz à l’exception de fièvre transitoire dont la fréquence est supérieure dans le groupe quadrivalent (5,1%) versus le groupe trivalent (3,1%) chez les 2-8 ans après la 1re dose vaccinale. Fluenz est un vaccin trivalent vivant atténué, qui peut entraîner transitoirement des symptômes grippaux. La réaction secondaire la plus fréquemment rapportée avec ce vaccin est une congestion ou un écoulement nasal chez 55 à 60% des personnes vaccinées.
  • La sécurité d’emploi des vaccins grippaux quadrivalents inactivés comparée à celle des vaccins trivalents inactivés a été évaluée dans de nombreuses études cliniques tant chez l’enfant que les adultes et personnes âgées. Une étude canadienne multicentrique contrôlée randomisée menée chez plus de 3 000 sujets âgés de 6 mois à 17 ans montre une prédominance de douleur au site d’injection (50 à 60%), de somnolence (20-40%), d’irritabilité (20-50%) et de perte d’appétit (15-40%). Une fièvre > 38°C survient chez moins de 10% des sujets.
  • Une étude post-commercialisation australienne menée chez plus de 1 000 professionnels de santé n’a pas montré de différence significative en termes de réactogénicité, à l’exception d’une douleur ou gonflement au site d’injection plus fréquent dans le groupe tétravalent (6,9%) versus le groupe trivalent (4,2%).
  • Une étude multicentrique européenne randomisée, contrôlée, menée sur plus de 1 000 sujets d’âge compris entre 18-60 ans et > 60 ans exposés au vaccin grippal tétravalent a permis d’observer une prédominance de douleur locale (59,4% chez l’adulte et 29,9% chez les > 60 ans), de céphalée (31,8% et 16,1%, respectivement) et de myalgie (30,3% et 15,4%, respectivement).
  • Enfin, une revue des effets indésirables survenus au décours de l’administration de vaccins grippaux tétravalents inactivés et recueillis par le système de pharmacovigilance américain (VAERS, Vaccine Adverse Event Reporting System) confirme leur bonne tolérance qu’elle que soit la tranche d’âge considérée (6 mois-17 ans, > 18 ans).

La fréquence de survenue de réactions allergiques graves demeure extrêmement rare (<1 cas/million de doses vaccinales).

À savoir
Bien qu’une association entre la vaccination antigrippale et la survenue d’un syndrome de Guillain-Barré (SGB), affection auto-immune neurologique, ait été évoquée en 1976 aux États-Unis lors d’une campagne de vaccination de 45 millions de personnes contre la grippe porcine, une revue de la littérature montre que ce risque rare est d’environ 1 cas de plus par million de personnes vaccinées par rapport à la fréquence attendue du SGB dans la population adulte, qui est de l’ordre de 2,8 cas par an pour 100 000 habitants en l’absence de toute vaccination antigrippale. En revanche, la grippe est considérée comme un des facteurs de risque possible du SGB avec une incidence de l’ordre de 4 à 7 pour 100 000 sujets grippés.

Les effets indésirables doivent être déclarés au centre régional de pharmacovigilance correspondant au lieu d’exercice du médecin traitant/spécialiste du patient.

Depuis le 13 mars 2017, les professionnels de santé ou les usagers peuvent également signaler, en quelques clics, aux autorités sanitaires tout événement indésirable sur le site signalement-sante.gouv.fr, dont les effets indésirables, incidents ou risques d'incidents liés aux produits de santé.

Le vaccin contre la grippe saisonnière peut être prescrit par un médecin ou une sage-femme.

Il est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.

L’assurance maladie adresse chaque année à l’automne une invitation personnalisée et un imprimé de prise en charge aux personnes concernées par les recommandations vaccinales, à l’exception des femmes enceintes et des personnes obèses, en raison de la difficulté à les identifier dans sa base de données.

La vaccination peut être prescrite et réalisée par un médecin ou une sage-femme (pour les femmes enceintes et l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois). Depuis septembre 2018, les infirmiers et les pharmaciens participant à l'expérimentation pour la saison 2018-2019 peuvent également réaliser la vaccination antigrippale, sans prescription préalable d'un médecin, à tous les individus de plus de 18 ans dès lors qu'ils sont éligibles aux recommandations vaccinales.

Elle est prise en charge par l’assurance maladie dans les conditions habituelles et sans avance de frais dans les centres de vaccination et en PMI. Dans le cas où un patient ciblé par la vaccination n’aurait pas reçu de bon de l’assurance maladie, son médecin est autorisé à lui éditer un bon, lui permettant de se procurer le vaccin sans avance de frais.

Ce vaccin est administré par voie intramusculaire (préférentiellement) ou sous-cutanée profonde.

À savoir
Afin de savoir s’il existe des difficultés d'approvisionnement de vaccins, consultez la rubrique dédiée sur le site Internet de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Epidémiologie/Couverture vaccinale

Recommandations vaccinales

Efficacité/impact

  • Belongia EA, Simpson MD, King JP, Sundaram ME, Kelley NS, Osterholm MT, et al. Variable influenza vaccine effectiveness by subtype: a systematic review and meta-analysis of test-negative design studies. The Lancet Infectious diseases. 2016;16(8):942-51.
  • Bonmarin I, Belchior E, Levy-Bruhl D. Impact of influenza vaccination on mortality in the French elderly population during the 2000-2009 period. Vaccine. 2015;33(9):1099-101.

Effets indésirables

  • Tisa V, Barberis I, Faccio V, Paganino C, Trucchi C, Martini M, et al. Quadrivalent influenza vaccine: a new opportunity to reduce the influenza burden. Journal of preventive medicine and hygiene. 2016;57(1):E28-33.
  • Block SL, Falloon J, Hirschfield JA, Krilov LR, Dubovsky F, Tingting Yi T, et al. Immunogenicity and safety of a quadrivalent live attenuated influenza vaccine in children. The Pediatric Infectious Disease Journal. 2012; 31(7): p. 745-551.
  • Langley JM, Carmona Martinez A, Chatterjee A, Halperin SA, McNeil S, Reisinger KS, et al. Immunogenicity and safety of an inactivated quadrivalent influenza vaccine candidate: a phase III randomized controlled trial in children. The Journal of infectious diseases. 2013;208(4):544-53.
  • Regan AK, Tracey L, Gibbs R. Post-marketing surveillance of adverse events following immunization with inactivated quadrivalent and trivalent influenza vaccine in health care providers in Western Australia. Vaccine. 2015;33(46):6149-51.
  • Pepin S, Donazzolo Y, Jambrecina A, Salamand C, Saville M. Safety and immunogenicity of a quadrivalent inactivated influenza vaccine in adults. Vaccine. 2013;31(47):5572-8.
  • Haber P, Moro PL, Lewis P, Woo EJ, Jankosky C, Cano M. Post-licensure surveillance of quadrivalent inactivated influenza (IIV4) vaccine in the United States, Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS), July 1, 2013-May 31, 2015. Vaccine. 2016;34(22):2507-12.
  • Vellozzi C, Iqbal S, Broder K. Guillain-Barre syndrome, influenza, and influenza vaccination: the epidemiologic evidence. Clinical infectious diseases : an official publication of the Infectious Diseases Society of America. 2014;58(8):1149-55.
  • Lasky T, Terracciano GJ, Magder L, Koski CL, Ballesteros M, Nash D, et al. The Guillain-Barre syndrome and the 1992-1993 and 1993-1994 influenza vaccines. The New England journal of medicine. 1998;339(25):1797-802.
  • Sivadon-Tardy V, Orlikowski D, Porcher R, Sharshar T, Durand MC, Enouf V, et al. Guillain-Barre syndrome and influenza virus infection. Clinical infectious diseases : an official publication of the Infectious Diseases Society of America. 2009;48(1):48-56.