
Les données disponibles montrant des progrès dans la lutte contre l’infection à VIH sont nombreuses, avec une augmentation du dépistage, une cascade de soin proche des objectifs fixés : 94% des personnes infectées sont diagnostiquées, parmi elles 96% sont mises sous traitement antirétroviral et 97% des personnes traitées ont une charge virale du VIH indétectable.
Toutefois, l’incidence des contaminations sur le territoire national ne diminue plus avec 3 400 cas par an depuis 2023, et environ 9 700 personnes infectées par le VIH ne sont pas encore diagnostiquées, selon Santé publique France.
Un renforcement de la prévention, incluant un dépistage régulier et la mobilisation de l’ensemble des outils disponibles (préservatifs ; prophylaxie pré et post exposition, traitement précoce et maintien dans le soin sur la durée), reste incontournable pour atteindre les objectifs d’élimination du VIH.
Classiquement, les personnes infectées par le VIH présentent une sensibilité accrue aux infections, dont certaines à prévention vaccinale (grippe saisonnière, Haemophilus influenzae de type b, hépatite B, infections invasives à méningocoque, infections à HPV, infections à pneumocoque, rougeole, VZV notamment). Cependant ce risque varie en fonction des situations, en particulier du nadir de CD4 (taux le plus bas de CD4 observé au cours du suivi), du taux actuel de CD4, de la charge virale VIH et des comorbidités.