Chikungunya

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En 2026, dans un contexte de circulation active du virus chikungunya à Mayotte et en Guyane avec risque d’évolution vers une épidémie sur certains territoires, le calendrier vaccinal 2026 recommande transitoirement pour les personnes vivant à Mayotte, la Réunion, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy et Saint-Martin l'utilisation du vaccin VIMKUNYA :

  • pour les personnes de 65 ans et plus (avec ou sans comorbidité) ;
  • pour les personnes de 12 à 64 ans ayant des comorbidités.

Le vaccin VIMKUNYA n'est pas recommandé chez la femme enceinte et allaitante mais pourrait être proposé au cas par cas. Le vaccin peut être proposé dans les autres populations, en tenant compte de la durée de protection documentée limitée à six mois et de l'absence de données chez les personnes immunodéprimées. Il n’est pas recommandé chez la femme enceinte ou allaitante en raison de l’absence de données.

Il n’y a pas d’indication à vacciner les personnes ayant eu un chikungunya confirmé cliniquement ou biologiquement en 2025 – 2026.

Même si vous êtes vaccinés contre le chikungunya, il est conseillé de continuer à se protéger contre les piqûres de moustiques, surtout dans les zones où les moustiques tigres circulent. Ces moustiques pouvant également transmettre la dengue ou le Zika, utilisez des répulsifs, portez des vêtements couvrants et installez des moustiquaires.

 

Le chikungunya est une maladie infectieuse due à un arbovirus : le virus du chikungunya (CHIKV). Le CHIKV est un virus à ARN, enveloppé, simple brin, appartenant au genre Alphavirus de la famille des Togaviridae. Il existe trois génotypes différents du CHIKV, qui contrairement au virus de la dengue, appartiennent tous au même sérotype. Ils sont distingués sur la base de leur origine géographique : Afrique de l’Ouest (WA), Afrique de l’Est, Centrale et du Sud (ECSA) qui comprend le sous-lignage de l’Océan Indien (IOL), et Asie. Le virus du chikungunya a été identifié pour la première fois en République-Unie de Tanzanie en 1952, puis dans d'autres pays d'Afrique et d'Asie.

Transmission

Le CHIKV est transmis à l’être humain (principal réservoir) par piqûre de moustiques diurnes du genre Aedes, A. aegypti et A. albopictus (moustique tigre), lesquels sont également vecteurs du virus de la dengue, de la fièvre jaune et du zika. La transmission vectorielle est la principale voie de transmission interhumaine de l’infection. Une transmission marginale est possible par accident d’exposition au sang ou par une transmission verticale de la mère à l’enfant.

Les moustiques Aedes se développent majoritairement en zone urbaine et se déplacent peu au cours de leur vie. Les femelles pondent leurs œufs dans des gîtes où la présence d’eau stagnante est nécessaire au développement larvaire : vases, soucoupes, pneus usagés, gouttières mal vidées, déchets divers contenant de l’eau stagnante, mais aussi creux d’arbres, certaines plantes susceptibles de former une rétention d’eau (bambous, etc.). Les gîtes de nature anthropique, c'est-à-dire créés par l’Homme, sont les principaux lieux de ponte de ces moustiques.

Les piqûres d’Aedes interviennent essentiellement pendant la journée, avec un pic d’agressivité au lever du jour et au crépuscule. Lors d’une piqûre d’une personne infectée en phase virémique, le moustique prélève le virus dans le sang de cette personne. Le virus se multiplie ensuite dans le moustique pendant une durée de 10 jours environ, appelée phase extrinsèque. A l’issue de cette phase extrinsèque, ce moustique peut, à l’occasion d’une autre piqûre, transmettre le virus et infecter une nouvelle personne. 
Pour le chikungunya, la phase virémique commence 1 à 2 jours environ avant le début des signes cliniques et dure jusqu’à 7 jours après.  

La transmission par les produits d’origine humaine 

Le virus peut, de manière plus rare, être transmis par la transfusion ou la greffe (d’organes, de tissus ou de cellules).  

Les autres modes de transmission 

Quelques cas de transmission maternofoetale (2e trimestre de grossesse) et périnatale ont été documentés.

Le vaccin contre Chikungunya

Epidémiologie

Le chikungunya est principalement présent dans les pays tropicaux, comme l’Amérique du sud et centrale et la Caraïbe, les îles de l'océan Indien, l'Afrique, l'Inde ou l'Asie du Sud-Est. Des foyers, de 12 et 17 cas, ont aussi été identifiés en France hexagonale (2014 et 2017) et 2 épidémies de quelques centaines de cas sont survenues en Italie en 2007 et 2027. Selon l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), les risques de transmission de maladies par le moustique Aedes albopictus sont de plus en plus élevés en France métropolitaine.

Sur le territoire français, Aedes aegypti est présent aux Antilles, en Guyane et à Mayotte et Aedes albopictus sur l’île de la Réunion et dans la majorité des départements métropolitains. Les départements-régions d’outre-mer portent l’essentiel du fardeau du CHIK en France. Une épidémie de grande ampleur était survenue à La Réunion en 2005 – 2007, impactant également, dans une moindre mesure, le territoire de Mayotte en 2005 – 2006. Aux Antilles, une épidémie de CHIK était survenue en 2013 – 2015 touchant environ 40 % de la population en Guadeloupe et en Martinique.

En 2025, plus de 500 000 cas de chikungunya ont été rapportés à travers le monde, responsables de 186 décès, les taux d’incidence les plus élevés concernant le Brésil, Cuba et l’Inde. L’année 2025 a été marquée par une épidémie à la Réunion (195 000 consultations, 55 555 cas, 43 décès, avec une séroprévalence en fin d’épidémie estimée à 66 %) et à Mayotte (1262 cas, aucun décès) et un nombre de cas importés (2398) et autochtones (809) exceptionnel dans l’Hexagone.

La Guyane est le siège d’une intensification de la circulation virale depuis début 2026 (au 28 mai, 513 cas confirmés biologiquement). Au 27 mai 2026, aucun cas autochtone de Chikungunya, dengue, Zika et infections à virus West Nile n’a été identifié en France hexagonale. S’agissant des cas importés, depuis le 1er mai, début de la surveillance renforcée, jusqu’au 25 mai 2026, ont été identifiés 12 cas de chikungunya, 79 cas de dengue et 1 cas de Zika. Chaque année des cas importés sont identifiés en France hexagonale, dont le nombre est dépendant de l’épidémiologie mondiale et ,notamment dans les DOM.

C’est une maladie à déclaration obligatoire.

Source : Recommandations sanitaires aux voyageurs édition 2026

Symptômes

Dans environ 10 à 40 % des cas, le chikungunya est asymptomatique (pourcentage variable selon les épidémies). 

Pour les 60% à 90% de personnes présentant des symptômes, l’incubation dure de 3 à 7 jours en moyenne (jusqu’à 1 à 12 jours). Les symptômes sont classiquement :

  • Une fièvre élevée d’apparition brutale
  • Arthralgies pouvant être intenses, touchant principalement les petites articulations des extrémités (poignets, chevilles, phalanges) 
  • Myalgies
  • Des maux de tête 
  • Une éruption cutanée maculopapuleuse

L’évolution est le plus souvent favorable au bout d’une dizaine de jours, sans séquelle, mais le chikungunya peut aussi évoluer vers une phase chronique marquée par des douleurs articulaires persistantes. Celles-ci peuvent survenir chez 30 à 40% des patients et durer plusieurs mois voire années chez quelques patients. L’arthralgie chronique est le symptôme le plus fréquemment rapporté dans ces formes prolongées.

Les cas sévères ou mortels de chikungunya sont rares, et sont généralement associés à l’existence d’autres pathologies (facteurs de risque : âge de plus de 65 ans, comorbidités, arthralgies préexistantes).

Le chikungunya peut affecter les personnes de tous âges. L’incidence de la maladie symptomatique et sa sévérité, ainsi que le taux de mortalité augmentent avec l’âge. Plus de la moitié des cas graves concernaient des patients âgés de 65 ans.

Les formes graves touchent préférentiellement les personnes à des âges extrêmes : nouveau-nés par transmission materno-fœtale et/ou per-partum et sujets âgés de 65 ans et plus. Les comorbidités telles que l’hypertension artérielle, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires et les maladies neurovasculaires sont des facteurs de risque de sévérité et/ou de surmortalité liés à la maladie.

Diagnostic

Le diagnostic de l’infection par le virus chikungunya est réalisé par des techniques qui peuvent être directes (détection du virus par culture ou de son génome par PCR) ou indirectes (détection d’anticorps par sérologie).   

La démarche diagnostique, recommandée dans le plan ministériel « Anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole », est la suivante : 

  • Jusqu’à 5 jours après le début des signes (J5) : RT-PCR  
  • Entre J5 et J7 : RT-PCR et sérologie 
  • Après J7 : sérologie uniquement (IgG et IgM) avec un second prélèvement de confirmation au plus tôt 10 jours après le premier prélèvement 

Ainsi, il est primordial d’identifier avec précision la date de début des signes (DDS) afin de choisir les analyses à réaliser. 
Les tests précoces (jusqu’à J7) par RT-PCR doivent être privilégiés du fait de leur spécificité supérieure à la sérologie. Les IgM peuvent être identifiées à partir du cinquième jour après l’apparition des signes cliniques et persistent en moyenne 2 à 3 mois. Les IgG apparaissent quelques jours après les IgM et persistent toute la vie. 

Des IgM isolées doivent impérativement conduire à un 2nd prélèvement pour confirmation, au minimum 10 jours après le premier. Le diagnostic de chikungunya sera confirmé en cas d’apparition d’IgG dans le second échantillon, ou devant un titre croissant d’IgG (en principe, au moins 4 fois plus élevé que sur le premier prélèvement sanguin). 

À La Réunion, chez les patients suspectés d’être infectés (signes cliniques tels que fièvre ≥ 38,5°C associée ou non à des céphalées, des douleurs musculaires et/ou articulaires, des nausées/vomissements et un rash cutané en l’absence de tout autre point d’appel infectieux), la RT-PCR doit être effectuée le plus rapidement possible après l’apparition des symptômes. Dans le cas où une RT-PCR n’est pas pertinente (> J7) et qu’une sérologie est réalisée, celle-ci doit nécessairement être répétée à J14 de la date de début des symptômes.

Prévention 

Au niveau local, la prévention repose essentiellement sur l’élimination des déchets et eaux stagnantes ou la prévention des piqûres de moustiques (vêtements longs, répulsifs, moustiquaires). Des mesures de de démoustication autour de l’ensemble des cas peuvent être déployées par le service de lutte antivectorielle de l’ARS.

Recommandations transitoires pour les personnes vivant à Mayotte, la Réunion, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy et Saint-Martin

Le vaccin VIMKUNYA, commercialisé en France après voir obtenu une AMM européenne pour la prévention du Chikungunya chez les 12 ans et plus en février 2025, est un vaccin non vivant ayant montré un bon profil de tolérance dans les études cliniques. La DGS recommande son utilisation aux personnes suivantes :

  • pour les personnes de 65 ans et plus (avec ou sans comorbidité) ;
  • pour les personnes de 12 à 64 ans ayant des comorbidités.

Le vaccin Vimkunya n’est pas recommandée chez la femme enceinte et allaitante compte tenu de l’absence de données dans cette population spécifique. Ce vaccin ne comportant pas de contre-indication de principe compte tenu de sa composition protéique adjuvantée, il pourrait être proposé au cas par cas en tenant compte du risque individuel d’exposition et après examen approfondi des bénéfices et des risques potentiels pour la femme enceinte, le fœtus et le nouveau-né. 

Le vaccin VIMKUNYA peut être proposé dans les autres populations, en tenant compte de la durée de protection documentée limitée à six mois et de l'absence de données chez les personnes immunodéprimées. 

Le vaccin IXCHIQ a obtenu une AMM européenne le 28 juin 2024 pour l’immunisation active pour la prévention de la maladie causée par le CHIKV chez les personnes âgées de 18 ans et plus. Depuis le 1er avril 2025, l'autorisation a été élargie aux personnes de 12 ans et plus. 

Il peut être proposé chez les personnes âgées de 18 à 64 ans après un examen approfondi des bénéfices et des risques potentiels et en tenant compte des informations manquantes sur la sécurité chez les individus de 12 à 64 ans présentant des affections cliniques associées à une réponse immunitaire altérée ou dérégulée (ex. : cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, auto immunes, hématologiques, hépatique chronique, rénale chronique). Le vaccin est contre-indiqué chez les personnes immunodéficientes ou immunodéprimées et n'est pas recommandé chez les femmes enceintes ou allaitantes. Il est suspendu chez les personnes âgées de 65 ans et plus, à la suite des signaux de pharmacovigilance. 

Il n’y a pas d’indication à vacciner les personnes ayant eu un chikungunya confirmé cliniquement ou biologiquement en 2025 – 2026.

Recommandations aux voyageurs

La stratégie varie selon la situation épidémiologique, l’âge du voyageur, la présence ou non de comorbidités connues pour aggraver le risque de formes aiguës sévères ou de formes chroniques (hypertension artérielle, diabète, maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires, maladies neurovasculaires, éthylisme chronique) et la présence d’une immunodépression.

En cas de séjour dans une zone où une épidémie est avérée ou en cas de séjour prolongé (plus d’un mois), d’expatriation ou de séjours répétés dans une zone où une circulation active du virus a été observée dans l’année qui précède :

Personnes âgées de plus de 65 ans, en particulier celles présentant des comorbidités :

  • Envisager avec le voyageur, selon le contexte, de différer le séjour ;
  • Dans le cas contraire, la vaccination est recommandée : Vimkunya® une dose vaccinale.

Personnes âgées de 12 à 65 ans présentant des comorbidités :

  • Envisager avec le voyageur, selon le contexte, de différer le séjour ;
  • Dans le cas contraire :
    • Immunocompétents : la vaccination par Vimkunya® est recommandée ; à défaut, la vaccination par Ixchiq® peut être proposée.
    • Immunodéprimés : la vaccination par Vimkunya® est recommandée.

Personnes âgées de 12 à 65 ans sans comorbidité ni immunodépression :

  • La vaccination est recommandée, particulièrement chez les personnes de plus de 45 ans présentant des arthralgies préexistantes et chez les femmes ayant un projet de grossesse avec Ixchiq® ou Vimkunya®.

Femmes enceintes :

  • Envisager avec la voyageuse, selon le contexte, de différer le séjour ;
  • Dans le cas contraire, les données sont limitées sur l’utilisation des vaccins contre le chikungunya dans ces circonstances et elles ne permettent pas d’exclure des effets potentiels sur la grossesse, le développement embryonnaire ou fœtal, l’accouchement, le développement post-natal, ou l’enfant allaité. Ixchiq® et Vimkunya® ne sont donc pas recommandés dans ces circonstances et un renforcement des mesures de PPAV doit être très fortement conseillé, en particulier en fin de grossesse.

Source : Recommandations sanitaires aux voyageurs édition 2026

Même si vous êtes vaccinés contre le chikungunya, il est conseillé de continuer à se protéger contre les piqûres de moustiques, surtout dans les zones où les moustiques tigres circulent. Ces moustiques pouvant également transmettre la dengue ou le Zika, utilisez des répulsifs, portez des vêtements couvrants et installez des moustiquaires.

 

Après vaccination, les anticorps protecteurs contre le chikungunya sont produits dans 99% des cas, environ un mois après l’injection. Des études ont montré que les anticorps pouvaient persister jusqu’à 3 ans chez les personnes vaccinées.

Comme pour tout vaccin, une protection immunitaire ne peut pas être garantie chez toutes les personnes après la vaccination. Il est donc recommandé de continuer à prendre des mesures de protection contre les piqûres de moustiques après la vaccination. Cette vaccination ne protège pas contre les autres maladies transmises par les moustiques

Nom commercial*

Vimkunya®

Maladies
concernées

Chikungunya

Type de vaccin Recombinant, adsorbé
Pour qui ? Personnes âgées de 12 ans et plus
Remboursement** Pas de remboursement actuellement
Nom commercial*

Ixchiq®

Maladies
concernées

Chikungunya

Type de vaccin Monovalent
Pour qui ? Adultes
Remboursement** Pris en charge par l'ARS Réunion dans le cadre de la campagne de vaccination à la Réunion
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Vimkunya®

Chikungunya

Recombinant, adsorbé Personnes âgées de 12 ans et plus Pas de remboursement actuellement

Ixchiq®

Chikungunya

Monovalent Adultes Pris en charge par l'ARS Réunion dans le cadre de la campagne de vaccination à la Réunion

Le vaccin n'est pas pris en charge par l'Assurance Maladie pour le moment.

Le vaccin IXCHIQ® est contre-indiqué chez les personnes immunodéficientes ou immunodéprimées (en raison d’un traitement médical ou d’une maladie) et chez les personnes présentant une hypersensibilité à la substance active ou à l’un de ces excipients.

Ce vaccin étant un vaccin vivant atténué, il est de fait contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées.

La possibilité de vaccination durant la grossesse doit être évaluée au cas par cas. Il convient de se référer à la notice de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Pour le vaccin VIMKUNYA®, il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Principaux effets indésirables

Comme tous les médicaments, le vaccin Ixchiq peut provoquer des effets indésirables qui ne surviennent pas systématiquement chez toutes les personnes vaccinées. Parmi ces effets indésirables certains peuvent ressembler à une infection au virus du chikungunya.
Les effets indésirables fréquents (pouvant affecter plus de 1 personne sur 100) sont notamment ceux semblables au chikungunya. Il s’agit d’une fièvre ≥ 38°C associée au moins à l’un des symptômes suivants:

  • Maux de têtes, douleurs articulaires, douleurs musculaires, douleurs au dos, éruptions cutanées, gonflement des ganglions lymphatiques.
  • Certains symptômes neurologiques, cardiaques ou oculaires.

Ils peuvent apparaitre dans les 30 jours après la vaccination.
D’autres effets indésirables très fréquents (pouvant affecter plus de 1 personne sur 10) ou fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100) peuvent apparaître :

  • Nausées, vomissements, diarrhées, fatigue, frissons
  • Réactions au niveau de la zone d’injection : sensibilité au toucher, douleur, rougeur, induration, gonflement
  • Paramètres biologiques anormaux lors d’une prise de sang : neutropénie, leucopénie, lymphopénie, augmentation des enzymes du foie (ALAT et ASAT).

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page dédiée de l'ANSM

Il convient de se référer à la notice de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Pour le vaccin Vimkunya, il convient de se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ce vaccin, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments, pour connaître l’ensemble des effets indésirables. La plus fréquente réaction indésirable locale après l’administration du vaccin a été la douleur au site d’injection (24,0 %). Les réactions indésirables systémiques les plus fréquemment observées après la vaccination ont été la fatigue (17,8 %), les céphalées (16,7 %) et la myalgie (16,5 %).

Cette vaccination est proposée dans les centres de vaccinations internationales. Dans ce cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.

La vaccination contre le chikungunya peut également être prescrite et réalisée par un médecin de ville. Il est administré par voie musculaire en une seule dose.

La vaccination doit ensuite être reportée dans le carnet de vaccination, et le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».

Conservation du vaccin 

Le vaccin doit être conservé dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière.

Les données de stabilité indiquent que les composants du vaccin sont stables pendant 24 heures dans un flacon non ouvert lorsqu’ils sont conservés à des températures allant de 23 °C à 27 °C. À la fin de ce délai, le vaccin doit être utilisé immédiatement ou jeté.

Le vaccin doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.

La stabilité en cours d’utilisation du vaccin reconstitué a été démontrée pendant 2 heures lorsqu’il est conservé au réfrigérateur (2 °C – 8 °C) ou à température ambiante (15 °C à 25 °C). Passé ce délai, le vaccin reconstitué doit être jeté.

Après la première ouverture, le vaccin doit être utilisé immédiatement.

Prise en charge du vaccin 

Cette vaccination n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie pour le moment. Dans le cadre de la campagne de vaccination qui a débuté le 7 avril 2025, le vaccin est pris en charge par l'ARS Réunion pour les personnes ciblées. 

Vaccination et don du sang

La virémie vaccinale a été détectée chez 90 % des sujets 3 jours après la vaccination. La proportion de personnes vaccinées chez lesquelles le virus était détectable a chuté à 17 %, 7 jours après l’administration d’IXCHIQ, et aucune virémie vaccinale n’a été détectée 15 jours après la vaccination.

Les personnes ayant reçu IXCHIQ® pourront donner leur sang en attendant au moins 4 semaines après la vaccination.