Clinique
L’encéphalite japonaise est une maladie infectieuse grave à tropisme neurologique, due à un Flavivirus.
Elle est caractérisée par la triade fièvre élevée–céphalées–conscience altérée. Elle atteint surtout les enfants et, dans une moindre mesure, les personnes âgées dans les zones endémiques.
L’incubation est de quatre à quatorze jours (sept en moyenne). Le début est brutal, souvent marqué par des douleurs abdominales et des nausées, dans un contexte fébrile. Des symptômes neurologiques apparaissent secondairement, avec un spectre clinique s’étendant de la méningite à l’encéphalite et aux paralysies flasques aiguës.
Il n’existe aucun traitement spécifique de l’encéphalite japonaise. La mortalité des infections apparentes peut atteindre 50% dans les zones rurales et est liée, en partie, à la difficulté d’accès aux soins dans les zones endémiques. Le risque de séquelles neurologiques et/ou psychiatriques est également élevé : jusqu’à 30% chez les enfants et les personnes âgées, qui présentent les formes les plus graves. Les formes asymptomatiques sont fréquentes. Il se produit en moyenne 1 cas neurologique pour 250 infections.
Épidémiologie/couverture vaccinale
La maladie, initialement limitée à l’Asie de l’Est, du Sud-Est et au sous-continent indien, s’étend maintenant jusqu’à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et à l’extrême nord de l’Australie. L’encéphalite japonaise est présente surtout dans les régions rurales agricoles. Selon les régions, la transmission est pérenne ou limitée à la saison des pluies qui s’étend d’avril-mai à septembre-octobre (voir la figure ci-dessous).
Le virus de l'encéphalite japonaise (EJ) est la principale cause d'encéphalite évitable par la vaccination en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental, les enfants étant particulièrement à risque de formes graves (létalité, séquelles). Du fait de plusieurs facteurs, notamment liés au changement climatique, une extension de l’aire d’endémicité de ce virus a été observée au cours des dernières années.
La maladie est endémique dans les régions tropicales du sud de l’Asie, où la transmission est maximale pendant la saison des pluies. La transmission peut se produire toute l’année dans les régions tropicales.
Les risques d'encéphalite japonaise en fonction des pays sont détaillés par le CDC ici.