Courant décembre 2025, les autorités malgaches ont annoncé un premier cas confirmé de Mpox. Depuis, la situation est très évolutive avec, en date du 20 janvier, une centaine de cas confirmés à Madagascar et plus de 200 cas suspects notifiés. Actuellement, plusieurs cas de Mpox, chez des personnes résidant à La Réunion et de retour de Madagascar, ont été confirmés.
Afin de protéger les personnes les plus exposées et de limiter le risque d’introduction et de transmission du virus sur le territoire réunionnais, l’ARS La Réunion a lancé, depuis le 9 février 2026, une campagne de vaccination contre le Mpox. Les publics concernés peuvent se faire vacciner dans les centres de vaccination des voyageurs et au centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CEGIDD).
Pour rappel, le Mpox est une maladie infectieuse due à un orthopoxvirus. Cette maladie zoonotique est habituellement transmise à l’Homme dans les zones forestières d’Afrique du Centre et de l’Ouest par des rongeurs sauvages ou des primates : une transmission interhumaine est également possible, en particulier au sein du foyer familial ou en milieu de soins.
Le virus Monkeypox peut être transmis par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade, ainsi que par les gouttelettes (salive, éternuements, postillons…). Les rapports sexuels, avec ou sans pénétration, réunissent ces conditions pour une contamination. Avoir plusieurs partenaires augmente le risque d’être exposé au virus.
La contamination peut aussi avoir lieu au contact de l’environnement du malade (literie, vêtements, vaisselle, linge de bain…). Il est donc important que les malades respectent un isolement pendant toute la durée de la maladie (jusqu’à disparition des dernières croûtes, le plus souvent au bout de 3 semaines).
La prévention repose sur le respect des mesures de prévention, l’isolement des malades et la vaccination des sujets contacts en post exposition et des sujets à très haut risque tels que définis par le Ministère en charge de la santé.
Protéger par la vaccination
Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) et l’avis du Haut conseil à la santé publique (HCSP) du 2 septembre 2024, la stratégie vaccinale s’articule autour :
En centre de vaccination pour les personnes les plus exposées :
- les personnes immunodéprimées ;
- les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) ;
- les travailleur(se)s du sexe ou tout propriétaire de lieux de consommation sexuelle ;
En consultation de médecine des voyages, sur décision médicale, pour les personnes se rendant à Madagascar ou vers une zone de circulation active du virus, en fonction des expositions potentielles à risque.
Les professionnels de santé et les humanitaires font partie des voyageurs qui pourront bénéficier de la vaccination.
Le schéma vaccinal est le suivant :
- Une première dose est injectée, suivie d’une deuxième dose injectée 4 semaines plus tard. La protection vaccinale est considérée comme acquise 2 semaines après la deuxième dose.
- Une seule dose est nécessaire pour les personnes qui ont été vaccinées dans leur enfance contre la variole.
Elle peut être proposée sur décision médicale aux personnes identifiées comme contacts à risque d’un cas confirmé de Variole B. Cette vaccination doit être réalisée idéalement dans les 4 jours suivant l’exposition, et au plus tard dans un délai de 14 jours.
Pour les publics pré-cités, la vaccination est gratuite, sauf pour les voyageurs à destination de Madagascar ou toute zone de circulation active du virus pour lesquels la prise en charge de l’Etat ne concerne que le vaccin.
Recommandations aux voyageurs
L’Agence Régionale de Santé de la Réunion porte une attention toute particulière à la situation sanitaire locale et appelle la population à être vigilante.
Les voyageurs de retour de Madagascar
Toute personne ayant effectué un voyage récent à Madagascar et présentant des symptômes évocateurs (fièvre, courbatures, maux de tête accompagnés de boutons) est invitée à :
- contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU centre 15,
- s’isoler dans l’attente d’un avis médical, éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes
ou porter un masque en présence d’autres personnes.et couvrir les lésions cutanées.
Les voyageurs en partance pour Madagascar
Toute personne effectuant un voyage à Madagascar est invitée à respecter les mesures barrières suivantes :
- se laver fréquemment les mains,
- évitez tout contact rapproché avec des personnes malades qui présentent une éruption cutanée
en particulier les contacts intimes, - évitez tout contact avec les objets potentiellement contaminés par une personne malade (vêtements, linge de maison, vaisselle).